L’Algérie poursuit son engagement économique en Afrique en augmentant significativement sa participation au capital de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank). Un décret présidentiel signé le 4 février 2025 par le président Abdelmadjid Tebboune officialise l’acquisition de 2 285 actions supplémentaires, financées par le Trésor public. .
L’Algérie avait initialement souscrit 125 actions en juin 2022, lors de son adhésion à l’Afreximbank. Avec cette nouvelle acquisition, sa participation est désormais vingt fois supérieure, traduisant une volonté claire de renforcer son influence financière en Afrique. L’objectif est d’accroître les opportunités d’investissement et de financement pour les entreprises algériennes désireuses d’intensifier leurs échanges commerciaux sur le continent.
Cette augmentation de capital s’inscrit dans une dynamique plus large, visant à diversifier les sources de financement des entreprises nationales et à stimuler les exportations hors hydrocarbures. « Est autorisée, à concurrence de deux mille deux cent quatre-vingt-cinq (2285) actions, la participation supplémentaire de la République algérienne démocratique et populaire au capital de la Banque africaine d’import-export », indique le décret. .
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L'Afreximbank, un levier clé pour le commerce africain
Fondée en 1993 à Abidjan et actuellement basée au Caire, la Banque africaine d’import-export joue un rôle central dans le financement du commerce intra-africain et international. Soutenue par la Banque africaine de développement (BAD), elle facilite l’accès au crédit pour les entreprises et promeut des initiatives économiques à l’échelle continentale.
Depuis 2021, l’Afreximbank dispose également du Fonds pour le développement des exportations en Afrique (FEDA), une filiale dédiée à la promotion des exportations à valeur ajoutée et au développement industriel africain.
L’intégration renforcée de l’Algérie au sein de cette institution financière constitue une opportunité majeure pour les acteurs économiques algériens, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie et des services.
Une décision qui s’inscrit dans une vision d’intégration africaine
L’augmentation de la participation algérienne à l’Afreximbank s’inscrit dans une stratégie d’intégration économique régionale. En consolidant son rôle au sein de cette institution, l’Algérie vise à soutenir les entreprises nationales dans leur expansion sur le marché africain et à renforcer les partenariats stratégiques avec les autres membres de la banque.
Cet investissement pourrait également faciliter l’accès à des financements avantageux pour les opérateurs économiques algériens, leur permettant ainsi de gagner en compétitivité sur le marché africain.
Quels impacts pour l’économie algérienne ?
Si cette décision traduit une ambition claire, son impact réel sur l’économie nationale dépendra de la manière dont les entreprises algériennes exploiteront cette nouvelle dynamique. L’accès à des financements dédiés et à des programmes de soutien devrait faciliter leur développement à l’international et diversifier leurs opportunités commerciales.
En consolidant sa place au sein de la Banque africaine d’import-export, l’Algérie franchit une nouvelle étape vers une intégration économique plus forte en Afrique, avec pour ambition de devenir un acteur incontournable du commerce intra-africain.
