À l’arrêt depuis 2020, Renault veut redémarrer en Algérie

Après plusieurs années d’incertitude, Renault cherche à relancer sa production en Algérie. Le constructeur automobile a récemment déposé une nouvelle demande d’agrément auprès du ministère de l’Industrie, espérant ainsi redémarrer son usine de Oued Tlelat, à Oran.

Renault Algérie veut réaffirmer son engagement sur le marché algérien et se préparerait à la réouverture de son usine d’Oran. Contrairement aux rumeurs de retrait, le constructeur français assure que la fermeture définitive du site n’est pas envisagée. Maghreb Émergent rapporte que l’entreprise attend toujours l’agrément des autorités pour relancer la production locale.

Un site à l’arrêt depuis 2020

Implantée à Oued Tlelat, l’usine Renault Algérie Production (RAP) avait été inaugurée en 2014 avec un investissement initial de 50 millions d’euros. Son objectif : assembler localement des véhicules pour répondre à la forte demande du marché algérien.

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Toutefois, en 2020, les activités de l’usine ont été suspendues à la suite d’une campagne anti-corruption touchant le secteur automobile. Depuis, le constructeur français fait face à une longue période de chômage technique, cumulant plus de 40 mois d’inactivité.

Une restructuration pour préparer la reprise

Pour assurer la pérennité de ses opérations en Algérie, Renault a mis en place un plan d’ajustement des dépenses et des effectifs, approuvé en octobre 2024. L’objectif est de maintenir un noyau de compétences stratégiques afin de garantir un redémarrage rapide dès que l’autorisation officielle sera obtenue.

Selon Maghreb Émergent, la direction de Renault Algérie assure que cette restructuration ne reflète en aucun cas un désengagement. Au contraire, l’entreprise se dit prête à relancer la production avec de nouveaux modèles, adaptés aux exigences du marché local et conformes aux nouvelles réglementations en vigueur.

Pour rappel, avant l’arrêt de son usine, Renault occupait une place dominante en Algérie avec plus de 25 % de parts de marché. Son implantation locale lui permettait de proposer des modèles compétitifs, évitant les contraintes liées à l’importation. L’Algérie représente toujours une opportunité stratégique pour le constructeur français, qui espère retrouver sa position de leader dès que les conditions administratives le permettront.

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Une décision attendue pour 2025

Le redémarrage de l’usine d’Oran repose désormais sur une validation des autorités algériennes. Renault espère un feu vert avant la fin du premier semestre 2025 pour enclencher la reprise de ses activités industrielles.

Si l’agrément est accordé, le constructeur pourra relancer la production locale et renforcer sa présence en Algérie. Dans le cas contraire, son avenir sur ce marché pourrait être remis en question. L’issue de ce dossier sera donc déterminante pour Renault Algérie et pour l’ensemble du secteur automobile national.


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