Visa de travail : le Royaume-Uni cherche des travailleurs pour des métiers inattendus

Le visa de travail au Royaume-Uni est de plus en plus prisé par les travailleurs étrangers, notamment depuis le Brexit. Pour répondre aux besoins du marché du travail, les autorités britanniques mettent régulièrement à jour la liste des métiers en tension, permettant ainsi aux étrangers qualifiés d’obtenir plus facilement un visa.

Cependant, la dernière version de cette liste a de quoi surprendre : au-delà des postes traditionnels dans la santé ou l’ingénierie, on y trouve des métiers inattendus comme promeneur de chiens, professeur de yoga, organiste d’église ou encore toiletteur canin.

Cette liste des métiers en tension a rapidement provoqué des réactions, certains experts s’interrogeant sur la pertinence de ces professions en tant que postes en pénurie critique.

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Des professions essentielles aux secteurs en difficulté

Face à une pénurie de main-d’œuvre exacerbée par la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le gouvernement britannique cherche à attirer des travailleurs qualifiés dans des domaines clés. Parmi les métiers les plus recherchés figurent les soins infirmiers, la rééducation physique, l’assistance maternelle ou encore l’informatique. Le secteur du bâtiment, avec des besoins accrus en plombiers, menuisiers, soudeurs et maçons, est également concerné.

Cependant, la présence sur cette liste de métiers jugés moins essentiels à l’économie britannique, comme les créateurs de robes de mariée, les illustrateurs ou encore les barmans, alimente la controverse.

Brexit et crise de recrutement : un lien évident

Depuis la fin de la libre circulation des travailleurs européens, les entreprises britanniques peinent à recruter, y compris pour des emplois dits moyennement qualifiés. Avant 2020, seuls les postes nécessitant des diplômes avancés étaient éligibles à un visa de travail au Royaume-Uni. Aujourd’hui, des professions plus diverses ont été intégrées à cette liste, afin de compenser les départs massifs causés par le Brexit.

Robert McNeil, chercheur à l’Université d’Oxford, pointe du doigt une incohérence, « même si un professionnel du bien-être animal ou un professeur de pilates peut posséder des compétences spécifiques, peut-on vraiment considérer ces métiers comme des piliers de l’économie britannique ? »

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Obtenir un visa, un parcours semé d’embûches

Malgré cette ouverture à des métiers variés, obtenir un visa de travail au Royaume-Uni n’est pas si simple. Les candidats doivent remplir plusieurs conditions strictes, dont être parrainé par un employeur britannique, justifier d’un salaire annuel d’au moins 38 700 livres (environ 46 720 euros) et démontrer les qualifications et l’expérience requises.

Toutes les professions listées ne garantissent donc pas automatiquement l’accès à un visa. Certaines ne concernent que des travailleurs déjà présents sur le territoire, cherchant à prolonger leur statut légal.

Face aux critiques, le gouvernement britannique prévoit des ajustements pour privilégier la formation de la main-d’œuvre locale. Toutefois, avec une économie toujours en quête de travailleurs qualifiés, le recours à la migration reste une nécessité.

 

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