Une nouvelle stratégie pour les ports secs en Algérie

L'Algérie engage une réorganisation majeure de ses ports secs afin d'améliorer la fluidité du commerce et de désengorger ses infrastructures maritimes. Le ministre des transports, Saïd Sayoud, a annoncé que plusieurs ports secs, jusque-là fermés, seront mis à la disposition des ports publics pour une exploitation plus efficace. 

Le président Abdelmadjid Tebboune a ordonné la mise en place d’une nouvelle stratégie portuaire afin de réduire les délais de traitement des marchandises et d’améliorer la performance des infrastructures. Une étude approfondie a été menée pour identifier les ports secs pouvant être réintégrés dans le circuit logistique.

Les premiers sites concernés par cette réforme sont ceux de Skikda, Bejaïa et Alger, qui bénéficieront d’une nouvelle gestion pour optimiser les opérations de chargement et de déchargement des marchandises. Cette initiative vise à décongestionner les ports maritimes et à améliorer le traitement des flux commerciaux.

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Ports secs : un premier projet pilote à Bejaïa

Dans le cadre de cette réforme, le port de Bejaïa a reçu une autorisation du ministère des Finances pour exploiter un port sec situé à Tixter, dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj. Cette infrastructure de 55 hectares, située à 20 km de Bordj Bou Arreridj et 30 km de Sétif, sera utilisée comme centre de dédouanement.

Ce site a été équipé de nouveaux matériels pour répondre aux besoins logistiques et permettra la création de plusieurs emplois. Son exploitation contribuera à alléger la pression sur les infrastructures portuaires de Bejaïa et à accélérer le transit des marchandises.

Une extension prévue à d'autres ports

Les ports de Skikda et d'Alger attendent également les autorisations finales pour intégrer cette nouvelle stratégie. À terme, ce modèle devrait être étendu à d'autres ports secs du pays afin d’optimiser le transport de marchandises et de moderniser le réseau logistique algérien.

Cette réforme s’inscrit dans une volonté plus large de réorganisation du secteur portuaire et vise à renforcer la compétitivité de l’Algérie sur le plan commercial. En facilitant l’accès aux ports secs et en améliorant leur gestion, le pays ambitionne d’optimiser sa chaîne logistique et d’accélérer les opérations de dédouanement, un enjeu clé pour le développement économique national.

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