En janvier 2025, l’Algérie a connu une hausse significative de sa production de gaz naturel, atteignant son plus haut niveau depuis mars 2023. Cette performance marque un tournant après une année 2024 en baisse, et s’inscrit dans une stratégie nationale visant à intensifier les exportations d’hydrocarbures.
Selon les données de la plateforme JODI (Joint Organisations Data Initiative), l’Algérie a produit 9,75 milliards de mètres cubes (m³) de gaz naturel en janvier 2025, soit une augmentation de 539 millions de m³ par rapport à janvier 2024. Cette performance marque une reprise notable après une année 2024 en retrait, où la production avait chuté à 98,41 milliards de m³, contre 105,24 milliards en 2023.
La progression observée en début d’année est encourageante pour le secteur énergétique algérien. Comparé à décembre 2024, le mois de janvier 2025 affiche un surplus de 276 millions de m³. Cette dynamique s’explique par une consommation interne stable et une stratégie renforcée d’exportation.
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Pour maintenir cette tendance, Sonatrach, le géant national des hydrocarbures, mise sur des investissements dans les infrastructures gazières. Parmi les projets clés figure l’installation d’une nouvelle station de compression à Guerd El-Nous, une zone stratégique composée de 17 champs gaziers, dont le champ de Hamra. Cette installation vise à optimiser l’extraction en maintenant la pression des réservoirs.
Exportations de gaz : baisse du GNL, mais hausse des livraisons par gazoduc
Si la production repart à la hausse, les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) ont, en revanche, chuté en janvier 2025, s’établissant à 509 millions de m³, contre 1,4 milliard un an plus tôt. Cette baisse s’explique principalement par des travaux de maintenance sur les sites d’Arzew et Skikda, deux infrastructures majeures pour la liquéfaction du gaz.
Cependant, les exportations par gazoduc ont connu une nette progression, passant de 2,47 milliards de m³ en janvier 2024 à 3,07 milliards en janvier 2025. Cette hausse compense partiellement le recul du GNL et confirme l’importance des infrastructures terrestres dans la stratégie d’exportation algérienne.
En février 2025, les ventes de GNL ont légèrement augmenté par rapport à janvier, atteignant 0,68 million de tonnes (925 millions de m³). Toutefois, elles restent inférieures aux niveaux de 2024, signe que le marché du GNL algérien n’a pas encore retrouvé son plein rythme.
La Turquie, premier client du gaz algérien
En février 2025, la Turquie s’est imposée comme le principal importateur de gaz algérien, absorbant plus de 50 % des exportations, soit 0,35 million de tonnes. Viennent ensuite la France (0,30 million de tonnes) et l’Italie (0,03 million de tonnes). Cette répartition confirme la place centrale de l’Europe dans les débouchés gaziers de l’Algérie, malgré une concurrence accrue des fournisseurs alternatifs comme les États-Unis et le Qatar.
La relance de la production gazière en Algérie ouvre des perspectives positives pour 2025. Si les investissements dans les infrastructures se poursuivent, le pays pourrait stabiliser sa production et renforcer ses exportations, notamment vers l’Europe, où la demande reste soutenue.