Le prix du pétrole semble se stabiliser après une série de fluctuations liées à des tensions commerciales mondiales et des ajustements d'approvisionnement. Malgré cette reprise apparente, des prévisions économiques récentes indiquent que les prix devraient connaître une tendance baissière en 2025 et 2026.
Les analystes, dont ceux de Goldman Sachs, s'attendent à un déclin progressif des prix du pétrole, impacté par une demande mondiale modérée et des excédents de production attendus. Toutefois, les marchés restent prudents, avec une incertitude liée à la guerre commerciale entre les deux plus grandes économies mondiales.
Pour ce mardi 15 avril 2025, le prix du pétrole a connu une hausse modeste, atteignant 65,12 dollars le baril pour le Brent et 61,80 dollars le baril pour le West Texas Intermediate (WTI). Ces augmentations sont en partie dues à la détente des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, ainsi qu’à l'augmentation des importations de pétrole par la Chine, qui se prépare à un possible déclin des approvisionnements en provenance d'Iran.
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Des prévisions de baisse en 2025 et 2026
Malgré cette reprise temporaire, plusieurs experts estiment que la situation ne devrait pas durer. Goldman Sachs prévoit que le prix du Brent atteindra en moyenne 63 dollars le baril d'ici la fin de l'année 2025, tandis que celui du WTI devrait être de 59 dollars. Ces prévisions sont en grande partie dictées par une offre excédentaire, notamment de la part des pays producteurs du groupe OPEP+, ainsi qu’une faible croissance de la demande mondiale.
Les projections pour 2026 sont encore plus pessimistes. Goldman Sachs anticipe une chute des prix, avec un Brent qui pourrait se stabiliser autour de 58 dollars, et un WTI qui descendra à 55 dollars. Cette baisse serait principalement le résultat d'un excédent de 800 000 barils par jour en 2025, qui pourrait augmenter à 1,4 million de barils par jour en 2026.
Les facteurs influençant cette baisse
La principale cause de cette tendance baissière réside dans un ralentissement de la demande mondiale de pétrole. Selon les prévisions de Goldman Sachs, la croissance de la demande devrait être très modérée, se limitant à seulement 300 000 barils par jour entre 2024 et 2025. De plus, les tensions commerciales, notamment entre les États-Unis et la Chine, ont conduit à une révision à la baisse des projections de demande mondiale, ce qui alourdit la pression sur les prix.
Parallèlement, l'augmentation de l'offre de pétrole par l'OPEP+ – en particulier si l'alliance décide de relâcher ses restrictions de production – risque d'accentuer davantage cet excédent d'approvisionnement. La combinaison de ces éléments pourrait entraîner une forte pression sur les prix du pétrole à court et moyen terme.
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Scénarios extrêmes et risques à long terme
Cependant, il existe des scénarios dans lesquels les prix du pétrole pourraient encore plonger plus bas que prévu. En cas de ralentissement économique mondial ou d'un renversement complet des politiques de réduction de production de l'OPEP+, les prix pourraient chuter à des niveaux bien inférieurs à ceux anticipés, voire atteindre la fourchette des 40 dollars le baril en 2026.
Dans un tel scénario extrême, la concurrence accrue entre les producteurs de pétrole, combinée à une réduction significative de la demande, pourrait faire basculer le marché dans une période de prix très bas. Ce risque incite à une vigilance accrue de la part des acteurs de l'industrie, qui doivent se préparer à une possible instabilité des prix dans les années à venir.
