Investissements en Algérie : après les Saoudiens, les Qataris montrent leur intérêt

L’Algérie attire de plus en plus l’attention des investisseurs du Golfe, avec une succession de délégations économiques en provenance d’Arabie saoudite et du Qatar. Ces derniers jours, des discussions ont été engagées pour renforcer les partenariats économiques, marquant un nouvel élan dans les relations commerciales entre l’Algérie et les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Selon un communiqué de l’ambassade d’Algérie à Doha, des pourparlers sont en cours avec la Chambre de commerce et d’industrie du Qatar en vue d’organiser une visite d’hommes d’affaires qataris en Algérie dans les prochains jours. Lors d’une réunion tenue le 15 avril dernier à Doha entre l’ambassadeur algérien au Qatar, Saleh Attia, et le président de la Chambre qatarie, les deux parties ont examiné les moyens de renforcer les échanges économiques et d’élargir les opportunités d’investissement entre les deux pays.

Le Qatar figure déjà parmi les investisseurs majeurs en Algérie, avec des projets structurants tels que le complexe agro-industriel "Baladna", spécialisé dans la production de poudre de lait et de viande rouge. D’un montant de 3,5 milliards de dollars, ce mégaprojet s’étend sur une superficie de 117 000 hectares, illustrant l’engagement du Qatar dans des partenariats à long terme avec l’Algérie.

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Algérie : un climat des affaires en amélioration

Cette dynamique qatarie fait suite à la visite récente d’une délégation saoudienne en Algérie. Le 21 avril dernier, Omar Rekache, directeur général de l’Agence algérienne de promotion des investissements (AAPI), s’est entretenu avec l’ambassadeur d’Arabie saoudite à Alger, Abdallah Ben Nacer Al Boussayri, accompagné d’une délégation d’investisseurs saoudiens. Les discussions ont porté sur l’intérêt des Saoudiens pour plusieurs secteurs en Algérie. Parmi ceux-ci, l’agriculture, le tourisme, les services d’ingénierie, les consultations et les projets immobiliers.

Ces démarches s’inscrivent dans un contexte de réformes visant à redynamiser l’économie algérienne et à réduire sa dépendance aux hydrocarbures. Le gouvernement multiplie les mesures incitatives, notamment dans les secteurs de l’agriculture, des énergies renouvelables, de l’industrie et des infrastructures, afin d’attirer davantage d’investisseurs étrangers.

L’intérêt croissant des pays du Golfe confirme cette tendance, avec des projets qui pourraient se concrétiser dans les mois à venir. Pour l’Algérie, ces partenariats représentent une opportunité de diversifier son économie tout en consolidant ses relations avec des acteurs clés de la région.

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