Les oléoducs jouent un rôle important dans l'économie mondiale en transportant le pétrole brut depuis les lieux de production jusqu'aux centres de consommation ou aux raffineries. Ces infrastructures constituent un élément stratégique pour les pays producteurs de pétrole, assurant une liaison vitale entre la source d'approvisionnement et les marchés internationaux. Parmi les pays dotés des réseaux d'oléoducs les plus étendus, on retrouve l’Algérie.
Selon les dernières données de Global Energy Monitor citées par le média Attaqa, les États-Unis dominent largement ce classement avec un réseau de 86 900 kilomètres d'oléoducs, représentant près de 25 % du total mondial. Cela représente une proportion considérable de l'infrastructure mondiale, ce qui reflète l'importance stratégique des États-Unis dans la production, la consommation et le transport du pétrole.
Le vaste réseau américain est essentiel pour acheminer le pétrole vers les raffineries, ainsi que pour soutenir l'exportation vers divers marchés internationaux. De plus, le pays possède l'une des plus grandes capacités de stockage et de traitement, renforçant sa position dominante dans l'industrie énergétique.
La Russie occupe la deuxième place avec 51 700 kilomètres, suivie de la Chine (34 500 km) et du Canada (26 900 km). L'Iran complète le top 5 avec 15 800 kilomètres d'infrastructures pétrolières. Parmi les autres pays notables figurent l'Inde (9 200 km), la Libye (9 000 km), le Kazakhstan (8 700 km) et l'Irak (8 300 km). La Turquie, la Colombie, le Mexique, la France et l'Arabie Saoudite ferment la marche avec des réseaux variant entre 4 600 et 6 300 kilomètres.
Réseaux d'oléoducs dans le monde : voici le classement de l’Algérie
L'Algérie se classe au 13ᵉ rang mondial avec un réseau de 4 900 kilomètres d'oléoducs. Ces infrastructures jouent un rôle stratégique, permettant d'exporter le pétrole vers l'Europe, notamment via des connexions vers l'Espagne et l'Italie. Le pays, membre de l'OPEP, maintient une production inférieure à un million de barils par jour, conformément aux accords OPEP+ visant à stabiliser les marchés pétroliers.
Dans le monde arabe, la Libye devance l'Algérie avec 9 000 kilomètres d'oléoducs, malgré des années d'instabilité politique. L'Irak, avec 8 300 kilomètres, reste un acteur majeur grâce à ses vastes réserves pétrolières. L'Arabie Saoudite, bien que deuxième producteur mondial de pétrole, dispose d'un réseau moins étendu (4 600 km), privilégiant d'autres moyens de transport pour ses exportations.
En termes de production, l'Algérie est l'un des plus grands producteurs de pétrole et de gaz en Afrique, bien qu'elle soit loin derrière des géants comme l'Arabie Saoudite ou la Russie. Malgré cela, son infrastructure de transport reste un pilier de son secteur énergétique et soutient sa position sur le marché mondial de l'énergie.
Économie Marché européen : l’Algérie veut ouvrir davantage la voie à ses produits
