Minéraux stratégiques et métaux critiques : l’Algérie veut s'allier avec le Canada

L’Algérie accélère sa stratégie de développement dans le secteur minier en se rapprochant du Canada, reconnu mondialement pour son expertise dans l’exploitation des minéraux stratégiques et des métaux critiques. À l’occasion d’une rencontre officielle à Alger, le ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Mohamed Arkab, a reçu l’ambassadrice du Canada, Robin Wettlaufer. L’objectif : poser les bases d’un partenariat économique renforcé.

L’Algérie manifeste clairement son intention de sortir de sa dépendance aux hydrocarbures. Le secteur minier, encore sous-exploité malgré le potentiel du sous-sol national, est identifié comme l’un des leviers majeurs de cette diversification. Lors de cette réunion, le ministre a présenté les réformes récentes du cadre juridique algérien, notamment dans les domaines de l’investissement et des ressources naturelles, afin de rassurer les partenaires étrangers sur la stabilité et l’attractivité du climat des affaires.

Les autorités algériennes cherchent à attirer des opérateurs disposant d’un savoir-faire éprouvé pour lancer ou relancer des projets d’exploration, de transformation et de valorisation des richesses minières locales.

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Le Canada, un partenaire naturel pour l'Algérie

Le choix du Canada ne doit rien au hasard. Le pays est l’un des leaders mondiaux en matière d’exploitation minière, d’ingénierie géologique et de transformation de minerais à forte valeur ajoutée. L’ambassadrice canadienne a réaffirmé l’intérêt croissant des entreprises canadiennes pour le marché algérien, soulignant la complémentarité des deux économies dans ce domaine.

Outre les métaux critiques comme le lithium, le cobalt ou les terres rares, les discussions ont également porté sur la cartographie géologique, les technologies d’extraction à faible impact environnemental et la formation de cadres locaux. Cette coopération pourrait rapidement se traduire par des projets concrets dans plusieurs régions du pays, notamment dans le sud et les hauts plateaux.

Une coopération étendue aux énergies renouvelables

Au-delà du secteur minier, les deux parties ont échangé sur des pistes de collaboration dans les énergies renouvelables, un autre pilier de la stratégie énergétique algérienne. Les domaines évoqués incluent le développement de l’énergie éolienne, les systèmes de stockage, l’hydrogène vert et la fabrication locale d’équipements. L’ambition est de bâtir une filière intégrée, capable non seulement de produire de l’énergie propre, mais aussi de créer de la valeur industrielle sur le territoire national.

Le Canada dispose d’une expertise reconnue dans le domaine de l’hydrogène et des technologies propres, ce qui pourrait faciliter le transfert de compétences vers les équipes algériennes, en particulier dans la perspective de renforcer l’autonomie énergétique des régions isolées.

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L’Algérie cherche à monter en gamme

La rencontre entre les deux responsables s’inscrit dans un contexte de repositionnement stratégique de l’Algérie sur les chaînes de valeur mondiales. L’un des axes majeurs est la montée en compétence technique du tissu économique local. Cela passe par le développement de partenariats industriels, l’intégration de nouvelles technologies et la création de filières structurées autour des ressources naturelles.

Les réformes législatives engagées récemment visent précisément à lever les freins à l’investissement et à offrir aux partenaires étrangers un environnement plus transparent et plus compétitif. En ciblant des pays à forte valeur ajoutée technologique comme le Canada, l’Algérie affiche sa volonté de s’aligner sur les standards internationaux, tant sur le plan économique qu’environnemental.


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