L’Algérie amorce une refonte de sa politique de régulation du commerce extérieur avec la création de deux nouvelles autorités nationales. Chargées respectivement de l’importation et de l’exportation, ces structures remplaceront l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (ALGEX), dissoute en avril 2025 sur décision du président Abdelmadjid Tebboune.
Le 21 mai 2025, le Premier ministre Nadir Larbaoui a présidé une réunion du gouvernement consacrée à l’examen du cadre réglementaire de ces nouvelles entités. L’initiative s’inscrit dans le prolongement des instructions présidentielles visant à rationaliser la gestion du commerce extérieur et à supprimer les mécanismes jugés obsolètes ou inefficaces.
"Le Premier ministre, Monsieur Nadir Larbaoui, a présidé, ce mercredi 21 mai 2025, une réunion du Gouvernement consacrée à l’examen du cadre réglementaire portant création, organisation et fonctionnement de deux instances nationales chargées respectivement de l’importation et de l’exportation, et ce, en exécution des instructions données par Monsieur le Président de la République relatives à l’organisation du commerce extérieur," indique un communiqué des services du Premier ministre relayé par l'APS.
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Le président de la République a acté la fin de l’ALGEX lors d’une rencontre nationale avec les opérateurs économiques. Il a justifié cette décision par l’inefficacité persistante de l’agence dans la promotion des exportations algériennes. Selon ses propos, l’organisme n’était plus en mesure de répondre aux exigences actuelles du marché international.
Deux structures spécialisées pour mieux encadrer les flux commerciaux
Les deux nouvelles instances auront des missions distinctes. L’une supervisera les opérations d’importation, l’autre sera dédiée aux exportations. Cette séparation vise à améliorer la clarté administrative, à accélérer les procédures et à renforcer les mécanismes de contrôle des échanges extérieurs.
Chaque autorité sera dotée d’un statut juridique spécifique, de compétences précises et d’un organigramme opérationnel adapté aux réalités du terrain. Leur création devrait permettre d’améliorer la gouvernance du secteur, en limitant les chevauchements institutionnels et en facilitant la coordination entre les différents acteurs publics et privés.
Le gouvernement algérien étudie la création de deux instances pour réguler l’importation et l’exportation, tournant la page de l’Algex. #Algérie #Import #Export #Commerce #Gouvernementhttps://t.co/zDqPA1Z6Ms
— Maghreb Émergent (@maghrebemergent) May 21, 2025
Un dispositif transitoire pour garantir la continuité
En attendant la mise en place effective des deux nouvelles structures, le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, dirigé par Kamel Rezig, a instauré une procédure transitoire. Celle-ci prévoit la délivrance directe, par l’administration centrale, des documents de domiciliation bancaire nécessaires aux importateurs.
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Ce mécanisme vise à éviter toute perturbation de l’approvisionnement du marché intérieur. Il restera en vigueur jusqu’à l’installation complète des nouvelles autorités, annoncée pour la fin du mois de mai. Le gouvernement entend ainsi prévenir les ruptures de stocks, en assurant la fluidité des opérations commerciales pendant la période de transition.
Une nouvelle stratégie de pilotage du commerce extérieur
La création de ces deux entités s’inscrit dans une approche plus large de réorganisation du commerce extérieur. Elle reflète une volonté de mieux maîtriser les flux d’import-export, de protéger la production nationale et de développer les exportations hors hydrocarbures. L’exécutif cherche également à renforcer la traçabilité des opérations et à garantir une plus grande transparence dans l’attribution des autorisations.
À travers cette réforme, l’État entend poser les bases d’une politique commerciale plus cohérente et mieux alignée sur les impératifs économiques actuels. L’objectif est d’accompagner la diversification de l’économie, de soutenir les exportateurs algériens sur les marchés internationaux et de réguler plus strictement les importations, notamment en matière de produits non stratégiques.
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