Reprise confirmée pour l’immobilier en France : ce que disent les chiffres

Le marché immobilier en France enregistre un retournement de tendance au premier trimestre 2025. Après six trimestres consécutifs de repli, les prix des logements anciens repartent à la hausse, accompagnés d’une augmentation significative du volume de transactions. 

Selon les dernières données publiées par Forbes France, les prix des logements anciens en France ont progressé de 0,5 % au premier trimestre 2025. La tendance est mesurée mais significative, après une longue séquence de baisse entamée au printemps 2022. Les appartements affichent une hausse annuelle de 0,7 %, tandis que les maisons enregistrent une hausse plus modérée de 0,3 %.

Cette reprise des prix s’explique en grande partie par l’amélioration des conditions d’accès au crédit. En dix-huit mois, les taux moyens des prêts immobiliers sont passés de 4,2 % à un peu plus de 3 %, redonnant de la capacité d’achat à une frange importante des ménages, notamment les primo-accédants. La hausse de la demande qui en découle exerce une pression mécanique sur les prix dans les zones tendues, sans pour autant créer une flambée générale.

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Hausse des volumes de transactions

Le redressement du marché se confirme également sur le front des volumes. À la fin du mois de mars 2025, le nombre total de ventes réalisées sur un an atteint 880 000 transactions, contre 845 000 trois mois plus tôt. Le rebond est net par rapport au point bas observé en septembre 2024, où le volume annuel était tombé à 832 000 unités.

La région Île-de-France se distingue particulièrement, avec une progression de 21 % du nombre de ventes par rapport au premier trimestre 2024. Après trois années de contraction continue, la région connaît une reprise dynamique, portée par un regain d’intérêt pour les biens situés en zones urbaines et périurbaines, malgré des niveaux de prix toujours élevés.

Effet des taux sur la relance de la demande

L’un des principaux moteurs de cette reprise réside dans la détente progressive des taux de crédit immobilier. En réduisant le coût du financement, cette évolution a permis à de nombreux ménages jusque-là exclus du marché de revenir à l’achat. Cette nouvelle demande s’oriente souvent vers des biens de taille moyenne ou situés en périphérie, où les prix restent plus accessibles.

Par ailleurs, le retour des investisseurs locatifs, attirés par des rendements plus favorables dans un contexte de stabilisation des prix, contribue également à la fluidité du marché. Si le marché reste en dessous de ses niveaux records de 2021, la dynamique observée depuis la fin de l’année 2024 marque un changement de phase.

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Perspectives incertaines pour le second semestre 2025

Malgré ces signaux positifs, les perspectives pour le second semestre 2025 restent sujettes à précaution. Le contexte géopolitique international et les risques de remontée des taux liés à l’inflation mondiale constituent des facteurs de fragilité. Les professionnels du secteur, notamment les notaires, appellent à la prudence et à l’observation sur la durée avant de conclure à un redémarrage durable.

« On peut dire que nous sommes sortis de crise, la tendance s’est complètement inversée », indique Élodie Frémont, porte-parole de la Chambre des notaires du Grand Paris. Toutefois, elle souligne que le marché reste sensible aux chocs externes et que l’évolution des conditions économiques générales déterminera la trajectoire des prochains trimestres.


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