L’Algérie prévoit de porter sa production pétrolière à 1 million de barils par jour dès 2026. Cette relance intervient après plusieurs années de réduction volontaire de production, dans le cadre des accords de l’OPEP+. Le pays ambitionne ainsi de retrouver ses volumes d’avant la crise sanitaire, tout en s’adaptant aux dynamiques actuelles du marché pétrolier mondial.
La décision a été prise lors d’une réunion des ministres de huit pays membres de l’OPEP+, dont l’Algérie, l’Arabie Saoudite, la Russie, les Émirats Arabes Unis et l’Irak. En 2023, ces États avaient accepté une réduction globale de 2,2 millions de barils par jour, en complément des quotas classiques, afin de stabiliser les cours face à la baisse de la demande post-pandémie.
Aujourd’hui, face à une reprise progressive de la demande mondiale, le cartel a décidé de suspendre cette réduction de façon progressive. Pour l’Algérie, la hausse programmée de la production est de 65 000 barils par jour à compter de juillet 2026. Cette mesure s’inscrit dans un processus d’ajustement flexible, tenant compte de la situation du marché et de la nécessité de garantir un équilibre offre-demande.
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Valorisation des ressources nationales
La remontée de la production repose sur l’exploitation optimisée des champs pétroliers existants et sur la mise en production progressive de nouveaux gisements récemment développés. Cette stratégie vise à maximiser la valorisation des ressources nationales tout en répondant aux besoins du marché, notamment en période estivale où la demande est plus forte.
La levée progressive des restrictions de production doit également permettre à l’Algérie de mieux exploiter ses infrastructures et d’attirer des investissements pour moderniser ses capacités d’extraction. Le ministère de l’Énergie souligne que cette augmentation contribuera à soutenir la dynamique économique liée au secteur pétrolier.
La OPEP+ aumentará su producción petrolera en 411.000 barriles diarios para julio https://t.co/9IuW8aO7lM
— Infobae Perú (@infobaeperu) June 1, 2025
Contexte géopolitique et économique
Le pétrole demeure un secteur clé de l’économie algérienne, représentant une part importante des recettes d’exportation. Le retour à une production plus élevée intervient dans un contexte international complexe, marqué par des tensions sur l’approvisionnement et des fluctuations des prix.
La décision des membres de l’OPEP+ de réviser leurs quotas traduit une volonté de s’adapter rapidement à l’évolution de la demande, tout en maintenant une certaine prudence. Le communiqué ministériel précise que la mesure pourrait être suspendue ou ajustée en fonction de l’évolution des conditions du marché, notamment des facteurs géopolitiques.
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Demande mondiale et marché pétrolier
Les projections indiquent une croissance attendue de la demande mondiale en pétrole brut et produits dérivés, justifiant l’accélération de la levée des réductions volontaires. Pour l’Algérie, cela signifie une opportunité de renforcer sa présence sur le marché international en exploitant pleinement ses capacités.
Ce plan s’inscrit dans une logique de gestion fine des quotas, afin d’assurer une stabilité relative des prix tout en répondant aux impératifs de production. Il reste soumis aux évolutions économiques globales, en particulier aux décisions des grands consommateurs et à la dynamique de la transition énergétique.
