La Direction générale des douanes algériennes a apporté des précisions importantes concernant les procédures d’importation de voitures en Algérie. Ces clarifications interviennent à la suite de la publication d’une information par le journal Echourouk, en date du 8 juin.
La Douane algérienne a précisé que les informations rapportées dans l’article d'Echourouk, notamment celles mentionnant les « ports secs », étaient incorrectes. En effet, ces ports secs ne sont plus utilisés depuis 2021, date de leur fermeture définitive. Depuis cette date, ce terme ne fait plus partie du vocabulaire légal relatif aux opérations douanières.
Les véhicules importés doivent désormais être déchargés dans des zones sous contrôle douanier, comme les entrepôts publics ou les zones de stockage temporaires, et non dans les « ports secs », qui n’existent plus. Cette mise au point vise à corriger la mauvaise interprétation des procédures actuelles.
Économie Gazoduc transsaharien : nouveau coup au projet marocain concurrent
Simplifier les procédures de dédouanement
L’une des principales mesures de cette réforme est le transfert des containers contenant des véhicules importés vers des zones de dédouanement en dehors des ports maritimes. Jusqu'à présent, ces derniers étaient les seuls à être autorisés à gérer les formalités douanières liées aux voitures importées. Cependant, cette approche engendrait une saturation des ports et des délais de dédouanement souvent trop longs.
Avec cette nouvelle mesure, les zones de dédouanement extérieures offrent une alternative qui permettra aux importateurs de bénéficier d’une gestion plus fluide des containers. Ces zones de stockage, comme les entrepôts publics ou les zones de stockage temporaires, sont désormais les nouveaux points de déchargement des véhicules. Cela permettra de désengorger les ports maritimes, tout en optimisant la gestion des importations de voitures.
Réduction des délais et des coûts liés au dédouanement
L’un des principaux avantages de cette réforme est la réduction des délais de dédouanement. Auparavant, les véhicules restaient souvent stockés pendant plusieurs jours, voire semaines, dans les ports, en raison des procédures douanières longues et des frais de stockage élevés. Les importateurs étaient donc confrontés à des coûts supplémentaires dus à la prolongation du séjour des containers dans les ports.
Avec l’ouverture de zones extérieures pour le dédouanement, l’administration douanière espère réduire ces coûts en offrant des espaces de stockage moins saturés. Ces zones permettront de traiter les véhicules plus rapidement et plus efficacement, en réduisant ainsi les amendes liées aux dépassements de délais et en facilitant le passage des containers.