Le 10 août 2025, l’euro a enregistré une légère baisse par rapport au dinar algérien sur le marché noir des devises, bien qu’il reste toujours au-dessus de la barre des 260 dinars pour un euro. Cette légère correction, passant de 260,5 DZD à 260 DZD pour un euro, montre la résilience de la monnaie européenne.
Sur le marché informel, l’euro conserve une position dominante malgré des fluctuations mineures. Ce marché, qui reste largement influencé par les lois de l'offre et de la demande, joue un rôle important dans la détermination du taux de change réel entre l’euro et le dinar. Ce dimanche 10 août, la monnaie européenne s'échange contre 260 dinars algériens à la vente.
En Algérie, l’accès limité aux devises sur le marché officiel, notamment en raison des restrictions imposées par l'État, pousse les particuliers et les entreprises à se tourner vers le marché parallèle. Cette situation génère une demande continue, particulièrement pour l’euro, et maintient les taux à des niveaux élevés.
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L’euro est ainsi recherché pour diverses raisons : les voyages à l'étranger, les transactions commerciales et même la gestion des économies personnelles. Ces besoins créent une pression constante sur l’offre d’euros, qui, en raison des mesures réglementaires, reste souvent insuffisante pour satisfaire la demande. Par conséquent, même une légère baisse des taux ne suffit pas à inverser la tendance de fond, et la monnaie européenne reste prisée.
Les facteurs sous-jacents de la stabilité de l'euro
Plusieurs facteurs expliquent pourquoi l’euro reste stable, voire élevé, face au dinar. D’abord, la demande des importateurs joue un rôle crucial. Ces derniers, pour contourner les restrictions liées aux importations, se tournent fréquemment vers le marché parallèle pour obtenir les devises nécessaires à l’acquisition de biens et services à l’étranger. Le manque de devises étrangères disponibles sur le marché officiel pousse les entreprises à acheter des euros à des prix plus élevés, ce qui alimente la demande globale.
Ensuite, la période estivale contribue également à maintenir la demande élevée. Les Algériens qui voyagent en Europe pendant les vacances augmentent considérablement leur achat d’euros. En plus des besoins des vacanciers, d’autres achats privés et commerciaux renforcent la pression sur la demande de la monnaie européenne.
Impact des restrictions et des réformes
L’Algérie a mis en place plusieurs réformes visant à limiter l'accès aux devises étrangères et à contrôler le marché des changes. Par exemple, l’introduction de nouvelles lois sur la lutte contre le blanchiment d’argent et les restrictions sur les transactions en espèces ont limité les possibilités d’acquisition de devises sur les circuits officiels. Ces mesures ont conduit à une hausse de la demande sur le marché parallèle, où les prix des devises fluctuent davantage.
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La récente introduction d’une allocation touristique de 750 euros par an par voyageur a eu peu d'impact sur la baisse de la valeur de l'euro. En effet, bien que cette mesure permette aux voyageurs d'obtenir plus de devises pour leurs déplacements, elle reste insuffisante face à la forte demande globale en euro.
Outre les besoins des citoyens et des voyageurs, les importateurs restent un moteur essentiel de la demande d’euros. Ceux qui souhaitent importer des produits depuis l’étranger, notamment les biens de consommation, se retrouvent dans l’incapacité de se fournir en devises sur le marché officiel en raison des restrictions imposées. Pour contourner cette situation, ils se tournent vers le marché noir, ce qui maintient la pression sur les cours des devises étrangères.
