Gazoduc Nigeria–Algérie : une nouvelle Banque se positionne pour le financement

Le ministre de l’Énergie et des Mines d’Algérie, Mohamed Arkab, a reçu une délégation de la Banque d’Investissement et de Développement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (BIDC). Cette délégation était conduite par Olagunju M. Olalekan Ashimolowo, vice-président de la BIDC.

Au cours de cette rencontre, la BIDC a indiqué sa disposition à soutenir et à participer au financement du projet du gazoduc reliant le Nigeria à l’Algérie en passant par le Niger. La banque a également exprimé son intérêt à accompagner d’autres projets énergétiques régionaux.

Le projet du gazoduc Nigeria–Algérie

Le gazoduc Nigeria–Algérie, également appelé gazoduc transsaharien (TSGP) ou NIGAL, est un projet d’infrastructure gazière reliant les gisements du Nigeria aux infrastructures algériennes via le territoire du Niger. La longueur prévue de ce gazoduc est de plus de 4 000 kilomètres. Sa capacité annuelle annoncée est d’environ 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel.

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En février 2025, l’Algérie, le Nigeria et le Niger ont confié au cabinet britannique Penspen la mission de mettre à jour l’étude de faisabilité du gazoduc. Cette actualisation inclut des volets techniques, financiers et environnementaux. Les résultats de cette étude sont attendus pour septembre 2025.

Le coût global du gazoduc est estimé à plus de 13 milliards de dollars. Selon les prévisions établies par les trois pays partenaires, la mise en service pourrait intervenir en 2027, sous réserve de la disponibilité des financements et de la finalisation des études en cours.

Participation envisagée de la BIDC

La BIDC, par la voix de son vice-président Olagunju M. Olalekan Ashimolowo, a confirmé son intérêt à participer au financement du gazoduc. L’institution n’a toutefois pas précisé le volume ni les modalités exactes de son engagement financier. La banque a indiqué qu’elle est disposée à accompagner ce projet aux côtés des États concernés.

Les capacités financières de la BIDC demeurent limitées au regard du montant total requis pour le gazoduc. Cependant, l’implication de cette institution régionale est présentée comme une contribution susceptible de faciliter la mobilisation d’autres acteurs financiers. Parmi ces acteurs, la Banque africaine de développement et la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) figurent parmi les institutions évoquées comme pouvant être sollicitées.

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Conditions de mise en œuvre du projet

La réalisation du gazoduc Nigeria–Algérie dépend de plusieurs facteurs. En plus du financement, les trois pays partenaires doivent coordonner leurs réglementations respectives pour permettre l’acheminement du gaz sur l’ensemble du tracé.

Par ailleurs, la question de la sécurité des zones traversées par le gazoduc reste intégrée aux études en cours. Ces aspects sont pris en charge dans l’actualisation confiée au cabinet Penspen et feront partie des éléments examinés avant le lancement des travaux.


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