Mercredi 1er octobre 2025, l’euro a atteint un nouveau record historique de 267,5 dinars algériens pour un seul euro sur le marché parallèle. Cette hausse, qui persiste depuis plusieurs jours, témoigne d’une demande particulièrement forte pour les devises étrangères, notamment l’euro, dans le pays.
Le marché noir des devises joue un rôle dans l'économie algérienne, alimentant une partie des échanges commerciaux et financiers. Bien que l’Algérie dispose d’un marché officiel des devises, il reste largement éclipsé par l’activité sur le marché parallèle, où les transactions en euros sont plus fréquentes et à des taux beaucoup plus élevés.
Cette situation contribue à un écart important entre les taux de change officiel et parallèle, créant une dynamique de marché où l’euro s’échange à des valeurs bien supérieures à celles affichées par les institutions financières officielles.
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Le rôle du marché noir
Le marché parallèle des devises en Algérie est un acteur central dans la circulation des euros dans le pays. Il est alimenté par une demande extrêmement élevée pour les devises étrangères, en particulier l’euro, qui est utilisé non seulement pour les transactions commerciales mais aussi pour les investissements et les dépenses personnelles. Cette demande est en grande partie alimentée par les importations, notamment de produits comme les véhicules, mais aussi par des transactions informelles. De nombreux Algériens, confrontés à des restrictions sur l'accès aux devises par les voies officielles, se tournent vers le marché parallèle pour se procurer des euros.
Même avec la mise en place de l’allocation touristique à 750 euros par an, destinée à permettre aux citoyens de se rendre en vacances à l’étranger, la demande d’euros ne faiblit pas. Cette allocation, bien qu’elle vise à réguler une partie de la demande pour les devises, ne suffit pas à limiter l’ampleur de la demande globale. En effet, le marché parallèle continue de dominer, et l’euro poursuit sa hausse, atteignant des valeurs de plus en plus élevées.
Un marché parallèle qui reste essentiel à l'économie
Dans un contexte où le marché officiel des devises reste limité, le marché parallèle devient un outil incontournable pour les citoyens et les entreprises qui cherchent à se procurer des euros pour leurs besoins quotidiens. Ce marché, bien qu’illégal, soutient de nombreuses transactions économiques, notamment dans les secteurs de l'importation, du commerce, et des transferts d'argent.
Le taux de change du marché parallèle est donc un indicateur important de l'état de l’économie algérienne et de la santé de sa monnaie. L’écart de plus en plus large entre le taux officiel et le taux parallèle témoigne des difficultés de l’économie nationale à réguler la circulation des devises et à stabiliser la valeur du dinar. L'afflux constant de demandes d'euros montre que les politiques monétaires actuelles, y compris les allocations touristiques, n’ont pas permis de maîtriser pleinement la situation.
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Une situation économique complexe
La persistance de la hausse de l’euro face au dinar sur le marché parallèle reflète une économie en difficulté, marquée par une demande de devises qui dépasse largement l’offre disponible. Bien que les autorités tentent de gérer cette situation par le biais de mesures comme la hausse de l’allocation touristique, ces initiatives ne semblent pas avoir un impact significatif sur la dynamique du marché noir. Le marché parallèle reste une partie intégrante de l’économie algérienne, et sa fonction ne peut être ignorée dans le cadre de l'analyse des flux monétaires et des taux de change.
L’évolution du taux de l’euro sur le marché parallèle continue d’influencer directement le quotidien des Algériens, dont une grande partie est dépendante de l’accès aux devises étrangères pour leurs échanges et leurs investissements. La demande reste élevée et le marché parallèle, en dépit des tentatives de régulation, reste un acteur majeur dans l’approvisionnement en euros.
