L'Algérie s'engage activement dans le développement de la filière lithium. Le 7 novembre 2025, une réunion de coordination a été organisée entre le ministère des Hydrocarbures et des Mines et le ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables pour discuter de l’avancement des projets liés à l’exploitation du lithium dans le pays.
L'Algérie possède un potentiel significatif en lithium, notamment dans le sud du pays, avec des gisements identifiés dans les wilayas de Tamanrasset et d’In Guezzam. Selon les autorités algériennes, des études menées en collaboration avec l’entreprise chinoise Ganfeng Lithium ont permis de confirmer la présence de ce minerai ainsi que d’autres métaux rares dans ces régions.
Le ministère des Hydrocarbures et des Mines, dirigé par Mohamed Arkab, a fourni des détails sur l’avancement des travaux d’exploration. L’objectif est de mieux comprendre les gisements et de préparer les étapes suivantes pour une exploitation à grande échelle. Ce projet s'inscrit dans un effort plus large pour améliorer l'indépendance énergétique et diversifier les sources de revenus du pays, en réduisant la dépendance aux hydrocarbures.
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Actions concrètes pour le développement de la filière lithium
Le 7 novembre, la réunion présidée par les deux ministres Mohamed Arkab et Mourad Adjal, a permis de définir une feuille de route pour la filière lithium. Lors de cette rencontre, Mohamed Arkab a évoqué les différentes étapes déjà réalisées, notamment les études de terrain et les partenariats internationaux. Il a aussi souligné l’importance de la collaboration avec le professeur Karim Zaghib, expert en technologies des batteries à base de lithium. Une convention a été signée entre l’Office national de la recherche géologique et minière (représentant le groupe Sonaram) et le professeur Zaghib. Cette initiative vise à développer une chaîne de valeur complète pour le lithium, de l'extraction à la production de batteries.
La feuille de route discutée lors de la réunion met l’accent sur plusieurs priorités. Il est prévu de renforcer la coopération entre les différents ministères, les entreprises publiques et les chercheurs, afin de créer une base industrielle solide pour l'exploitation du lithium. Un des aspects clés de cette stratégie est la mise en place d’un programme de recherche et de développement permettant d’étudier de manière approfondie les différentes étapes du processus, y compris l’extraction, le raffinage et la transformation chimique du lithium.
Une feuille de route à long terme pour l’industrie du lithium
Mourad Adjal a souligné lors de la réunion la nécessité d'une coordination efficace entre les ministères concernés, notamment ceux de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables. Il a insisté sur l’importance de l’élaboration d’une feuille de route claire, qui prévoit plusieurs phases : exploration, extraction, transformation et production de batteries lithium.
Un aspect crucial de cette feuille de route est le développement d’une industrie locale de batteries. L’Algérie, grâce à ses ressources en lithium, pourrait potentiellement devenir un acteur majeur dans la production de batteries utilisées dans les véhicules électriques et les systèmes de stockage d’énergie. L’objectif est de ne pas seulement se limiter à l’extraction du lithium, mais d'intégrer l’ensemble de la chaîne de valeur pour maximiser les retombées économiques et technologiques pour le pays.
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