Une délégation du Fonds Monétaire International (FMI) a été reçue ce jeudi 20 novembre, en Algérie par Mohamed Arkab, ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines. Cette rencontre s’est déroulée dans le cadre des consultations annuelles périodiques entre l’Algérie et le FMI, conformément à l'article IV de la charte du FMI.
Ce type de rencontre permet au FMI de suivre les évolutions économiques et financières des pays membres et de fournir des recommandations adaptées aux politiques économiques en place. La réunion s’est tenue le 20 novembre 2025 et a vu la participation de plusieurs cadres du ministère des Hydrocarbures et des Mines, ainsi qu’un représentant de la Banque d’Algérie. Cette rencontre a permis à Mohamed Arkab de présenter un aperçu global des projets en cours et des réformes engagées par l’Algérie dans le secteur des hydrocarbures et des mines.
Le ministre a détaillé les transformations importantes dans le cadre réglementaire des activités énergétiques et minières, notamment dans le cadre du plan d’action du gouvernement. Ce plan d’action est inspiré par le programme économique du Président de la République et vise à moderniser les secteurs énergétiques et miniers du pays. Mohamed Arkab a insisté sur le rôle clé de ces secteurs dans la diversification de l’économie nationale et sur l’importance de leur contribution à la croissance économique du pays.
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Les projets et réformes dans le secteur des hydrocarbures et des mines
Lors de cette réunion, le ministre a mis en avant plusieurs projets en cours dans le secteur des hydrocarbures et des mines. Parmi les projets mentionnés, on trouve le projet de zinc et de plomb à Oued Amizour, le projet Garra Djebilet pour l’exploitation du fer, ainsi que le projet de phosphate intégré (PPI). Ce dernier vise à faire de l’Algérie un acteur de premier plan dans la production et l’exportation d’engrais phosphatés et azotés.
Outre ces projets miniers, le ministre a également évoqué le programme de dessalement d'eau de mer, qui inclut 19 stations d'une capacité de 3,8 millions de mètres cubes par jour. Ce programme prévoit également l’ajout de six stations supplémentaires, dont la capacité totale sera de 1,8 million de mètres cubes par jour. L’objectif est d’atteindre une couverture de la demande en eau de 60 % d’ici 2030.
Mohamed Arkab a également souligné l’importance de l’engagement de l’Algérie pour la transition énergétique. La politique de développement du secteur énergétique de l’Algérie repose sur plusieurs axes, dont l'amélioration de l'efficacité de la production et le soutien à l’économie circulaire. Ces efforts s’inscrivent dans un cadre plus large visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à développer des projets de capture du carbone.
Le FMI exprime son soutien
Le chef de mission du FMI en Algérie, Charalambos Tsangarides, a exprimé sa reconnaissance pour la présentation détaillée faite par Mohamed Arkab. Il a souligné l’importance de suivre les efforts de réforme entrepris par l’Algérie, notamment dans le secteur énergétique, et a confirmé la disponibilité du FMI pour accompagner le pays dans ses réformes économiques. Tsangarides a également mis en avant l’intérêt du Fonds Monétaire International pour les efforts de l’Algérie visant à renforcer la stabilité économique du pays et à soutenir les réformes structurelles.
Le FMI a exprimé son soutien pour les projets qui visent à diversifier l’économie algérienne et à réduire la dépendance du pays aux hydrocarbures. En particulier, le FMI a salué les initiatives de l’Algérie dans le domaine de l’énergie propre et de l’hydrogène vert, qui devraient permettre à l’Algérie de se positionner comme un fournisseur fiable d’énergie à faible émission de carbone.
