Le marché noir de l’euro en Algérie a récemment connu une flambée sans précédent de son taux de change. Le 21 novembre 2025, le prix de 100 euros a atteint 27 650 dinars algériens, marquant ainsi un record historique. Cette hausse significative du taux de change est le reflet des tensions économiques qui affectent l'économie algérienne, et notamment la monnaie locale.
Ce vendredi 21 novembre 2025, le taux de change de l’euro sur le marché parallèle a franchi un seuil inédit, atteignant 27 650 dinars pour 100 euros. Ce niveau représente une hausse substantielle par rapport au jour précédent, où la monnaie européenne était cotée à 27 550 dinars pour la même somme. Il s’agit d’une augmentation de 1 dinar par rapport au 20 novembre, et de 2 dinar par rapport au début de la semaine. Cette évolution traduit un stress persistant sur la monnaie algérienne, lié à des facteurs structurels multiples.
Selon des experts, la pression sur le dinar est alimentée par plusieurs éléments, dont la demande croissante de devises étrangères, notamment pour les voyages, les études à l’étranger, et les soins médicaux. Ce besoin accru d’euros a conduit de nombreux citoyens et entreprises à se tourner vers le marché parallèle, faute de pouvoir satisfaire leurs besoins via les canaux officiels.
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Le marché parallèle, aussi appelé square, est devenu un endroit clé pour l'acquisition de devises en raison des limitations imposées par le système bancaire algérien, incapable de répondre à cette demande. Ce phénomène a également exacerbé l’écart entre le taux de change officiel et celui pratiqué sur le marché noir, un écart qui ne cesse de se creuser.
La demande et l’offre déséquilibrées
Le prix de l'euro sur le marché parallèle ne cesse d’augmenter en raison d’un déséquilibre entre l’offre et la demande de devises. Le taux de 27 650 dinars pour 100 euros est un indicateur direct de cette tension, et selon les informations disponibles, le taux de rachat des euros se situe à un niveau légèrement inférieur, autour de 27 400 dinars pour 100 euros. Cette différence montre l'existence d'un marché très tendu, où la demande dépasse largement l'offre.
Plusieurs experts économiques pointent du doigt le rôle des importateurs qui, faute de disposer d’une couverture suffisante via les banques, se tournent vers le marché parallèle pour financer leurs importations. Cette situation résulte de l’incapacité du système bancaire algérien à répondre à l’augmentation des besoins en devises étrangères, ce qui accentue la pression sur le dinar.
Un phénomène difficile à maîtriser
Les autorités algériennes peinent à contenir cette dynamique du marché parallèle. La politique monétaire actuelle et les régulations sur les devises n’ont pas permis de limiter efficacement la demande d’euros. À cela s’ajoute la difficulté pour le gouvernement de juguler l’importation de devises par des canaux non officiels, un phénomène difficile à contrôler dans un marché aussi opaque.
Ainsi, les experts prévoient une continuité de cette tendance, avec des hausses possibles dans les mois à venir, tant que l’écart entre le taux officiel et celui du marché parallèle persistera. Le manque de confiance dans le dinar et la dépendance accrue de la population à l’euro comme refuge financier risquent d’alimenter cette situation.
L'évolution du taux de l'euro sur le marché noir est donc le reflet d'une économie algérienne confrontée à plusieurs défis structurels, notamment une offre limitée en devises étrangères et une demande en constante augmentation.
