A Nanterre, une nourrice algérienne sous OQTF accusée d’empoisonner une famille

Une nourrice de nationalité algérienne, sous obligation de quitter le territoire français (OQTF) depuis février 2024, sera jugée ce mardi 9 décembre devant le tribunal correctionnel de Nanterre. Elle est accusée d’avoir tenté d’empoisonner les enfants qu’elle gardait et leurs parents, tous de confession juive, en versant des produits ménagers dans leurs repas et boissons.

Les événements se sont déroulés en janvier 2024, deux mois après l’embauche de la nourrice. Selon les déclarations des victimes, des produits ménagers auraient été versés dans le vin, le whisky, le jus de raisin et même les pâtes. Les parents ont remarqué des odeurs inhabituelles et la présence de mousse sur certaines boissons. L’employeuse a signalé que son démaquillant avait provoqué des brûlures inhabituelles aux yeux.

La fille cadette de la famille, âgée de 5 ans, a déclaré avoir vu la nourrice transvaser un produit savonneux dans une bouteille d’alcool. Les expertises toxicologiques ont confirmé la présence de polyéthylène glycol et d’autres substances chimiques jugées nocives et corrosives, pouvant provoquer de graves blessures au tube digestif.

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Un Algérienne de 42 ans mise en cause

La nourrice, identifiée comme Leïla Y., âgée de 42 ans et de nationalité algérienne, sous OQTF avait présenté une fausse carte d’identité belge pour obtenir son emploi. Placée en garde à vue le 5 février 2024, elle a d’abord nié les faits. Cependant, elle a ensuite reconnu avoir versé une « lotion à base savonneuse » dans les denrées alimentaires, évoquant une « punition » et un « avertissement » à la suite de tensions salariales avec ses employeurs.

Lors de sa garde à vue, Leïla Y. a tenu des propos antisémites : « Parce qu’ils ont de l’argent et le pouvoir, j’aurais jamais dû travailler pour une Juive, elle n’a fait que m’apporter des problèmes. » Ces déclarations ont conduit le juge d’instruction à retenir la circonstance aggravante d’antisémitisme.

L’exploitation de son téléphone a révélé qu’en décembre 2023, elle avait effectué des recherches sur « les Juives berbères » et les « pratiques religieuses du judaïsme ». Son compte Facebook contenait également plusieurs publications liées au conflit israélo-palestinien. Les enfants ont rapporté que la nourrice leur posait régulièrement des questions sur la religion et que la cadette l’avait vue frapper à plusieurs reprises sur des mezouzots, objets de culte juifs fixés sur la porte d’entrée de la maison.

Leïla Y. est mise en examen pour administration de substances nuisibles avec circonstance aggravante d’antisémitisme. Elle encourt une peine pouvant aller jusqu’à six ans de prison. Le procès devant le tribunal correctionnel de Nanterre doit permettre de présenter les preuves toxicologiques, les témoignages des victimes et les éléments de l’enquête.

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