Algérie : un expatrié condamné à 3 ans de prison pour importation illégale de voitures

La justice algérienne a condamné un commerçant expatrié en France à trois ans de prison ferme pour importation illégale de voitures. Jugée par le tribunal de Chéraga, cette affaire impliquait également d’autres accusations financières graves. Le condamné a également écopé d’une amende de deux millions de dinars.

La condamnation repose sur plusieurs chefs d'accusation : violation de la législation douanière sur le contrôle des changes et les mouvements de capitaux, blanchiment d'argent, et détention de stupéfiants en vue de la vente. Cette décision fait suite à une enquête sur des activités commerciales suspectes menées en dehors des cadres légaux.

L'affaire a été ouverte à la suite d'informations transmises à la police judiciaire concernant un ressortissant algérien expatrié en France, identifié par ses initiales Z.A. Ce dernier, propriétaire de plusieurs sociétés dans le secteur de l'importation, était suspecté de servir d'intermédiaire dans l'importation de véhicules de moins de trois ans. Il se chargeait personnellement des procédures de dédouanement de ces voitures au niveau des ports algériens.

Faits-divers Mariage refusé en France : un couple franco-algérien se marie en Algérie

Des perquisitions et des saisies conséquentes

Les enquêteurs le suspectaient également d'activités criminelles liées au blanchiment de capitaux issus du trafic de stupéfiants. Une surveillance a été ordonnée, menant à son interpellation au volant d'un véhicule de luxe. Une somme dépassant 150 million de centimes (1,5 million de dinars) a été saisie à l'intérieur du véhicule, selon le journal Ennahar.

Les investigations ont révélé que le prévenu possédait deux appartements haut standing à Alger. Lors d’une perquisition menée dans l’un de ces logements, les forces de l’ordre ont découvert un coffre-fort contenant 16 000 euros, ainsi qu’une somme de 80 millions de centimes, dont l’origine n’a pas été justifiée. Une quantité de stupéfiants d’un poids de 2,3 grammes a également été saisie.

Les arguments de la défense

Lors de l'audience, l'accusé, placé en détention provisoire, a défendu son activité principale. Il s'est présenté comme un commerçant spécialisé dans l'importation de produits alimentaires, propriétaire de deux entreprises. Il a reconnu avoir exercé une activité d'intermédiaire pour l'importation de voitures, suite à l'autorisation accordée aux citoyens d'importer des véhicules de moins de trois ans.

Il a affirmé que toutes les transactions transitaient par les circuits bancaires officiels, les clients ouvrant eux-mêmes des comptes en devises. Concernant les accusations de trafic de drogue et de blanchiment, il les a catégoriquement niées. Son avocat a plaidé que la faible quantité de stupéfiants saisie évoquait une consommation personnelle et non un trafic.

Faits-divers Aéroport d'Alger : un avion présidentiel fait un arrêt technique

Au sujet des sommes d'argent saisies, la défense a expliqué qu'il s'agissait des économies de la famille du condamné, résidant en France, conservées en Algérie pour leurs dépenses lors de séjours dans le pays. L'avocat a finalement requis l'acquittement, invoquant l'absence de preuves tangibles pour certaines charges.


Vous aimez cet article ? Partagez !