Depuis le 1er janvier 2026, le Cap-Vert a mis en place une réforme importante concernant les conditions d’entrée sur son territoire. Cette nouvelle mesure met fin à la possibilité pour les ressortissants algériens et ceux de 95 autres pays d'obtenir leur visa à l’arrivée. Dorénavant, les voyageurs algériens doivent obligatoirement obtenir leur visa avant le départ, et ce, auprès d'une ambassade ou d'un consulat du Cap-Vert.
Le 1er janvier 2026 marque un changement majeur pour les ressortissants algériens désireux de se rendre au Cap-Vert. En effet, la réforme met un terme au système qui permettait jusqu’alors aux citoyens algériens d'obtenir leur "sésame" directement à l’arrivée après un pré-enregistrement et le paiement des frais sur le portail « EASE » (Efficient Automatic and Safe Entry of travellers).
Désormais, les Algériens doivent obtenir un visa préalable avant leur voyage, soit un visa d'entrée, soit un visa de transit ou d'escale aéroportuaire, selon la nature de leur séjour. Cette nouvelle exigence s'applique à tous les voyageurs algériens, et toute tentative d'entrée sans un visa valide entraînera un refus d'entrée sur le territoire capverdien.
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Les démarches nécessaires pour les Algériens
Depuis cette réforme, les Algériens doivent se rendre dans une ambassade ou un consulat du Cap-Vert pour effectuer leur demande de visa. Les démarches doivent être réalisées avant le départ, car il n'est plus possible d’effectuer cette procédure à l’arrivée sur place. De plus, le portail EASE ne permet plus le paiement des frais de visa en ligne à l’arrivée.
Les voyageurs algériens, tout comme les autres ressortissants des pays concernés, doivent également effectuer un enregistrement en ligne via la plateforme EASE, où ils régleront la Taxe de sécurité aéroportuaire (TSA). Cette taxe s’élève à environ 3400 escudos capverdiens (environ 30 euros) pour un séjour jusqu’à 30 jours.
Cette évolution découle d’un arrêté publié dans le Bulletin officiel du 24 novembre 2025, dans lequel le gouvernement capverdien précise que la mesure s'applique à un ensemble de pays, dont l’Algérie. Le texte stipule également que cette obligation concerne non seulement les visas d’entrée, mais aussi les visas de transit et d'escale aéroportuaire.
Exceptions et catégories exemptées de cette obligation
Certaines catégories de voyageurs peuvent être exemptées de cette nouvelle mesure. Cela concerne notamment les membres d'équipage aérien, les résidents étrangers au Cap-Vert, ainsi que les titulaires de titres de séjour valides dans un État membre de l'Union européenne. En outre, les détenteurs de documents diplomatiques peuvent bénéficier d'une exemption sous certaines conditions.
Cette mesure ne s'applique donc pas aux ressortissants algériens qui sont dans une situation particulière, comme les diplomates ou les résidents étrangers dans certains pays. Toutefois, la majorité des Algériens devront désormais respecter la procédure consulaire pour obtenir leur visa avant leur départ.
Impact de la réforme sur les voyageurs algériens
Cette réforme représente une modification significative pour les voyageurs algériens souhaitant se rendre au Cap-Vert. Avant cette date, la possibilité d’obtenir un visa à l’arrivée était un processus pratique et rapide. Désormais, les Algériens doivent planifier leurs voyages bien à l'avance, en obtenant leur visa auprès des autorités capverdiennes avant leur départ.
Les voyageurs doivent donc anticiper cette nouvelle obligation, qui pourrait modifier leurs habitudes de voyage. Les autorités capverdiennes ont mis en place cette mesure dans le cadre d’un processus plus rigoureux de gestion des entrées sur le territoire, en vue de mieux contrôler le flux migratoire.
