L'année 2025 a connu une baisse générale des prix en Algérie, selon les derniers chiffres de l'Office national des statistiques (ONS). Après plusieurs années d'inflation élevée, la situation semble se stabiliser, notamment dans les secteurs alimentaires et agricoles.
L'ONS rapporte une baisse de 1,2 % des prix à la consommation en octobre 2025 par rapport à octobre 2024. Sur l'ensemble de l'année, l'inflation a progressé de 1,7 % entre novembre 2024 et octobre 2025. Ce chiffre est bien inférieur à celui des mois précédents où l'inflation avait atteint 2,7 % en août et 2,2 % en septembre.
Baisse des prix des produits alimentaires
Les produits alimentaires ont été les plus touchés par cette baisse. Des produits comme les légumes, les pommes de terre et les viandes ont enregistré des baisses notables, contribuant à la réduction de l'indice des prix alimentaires.
Économie Algérie : 9 cargaisons pétrolières exceptionnelles expédiées vers 8 pays en 2026
Les produits agricoles frais, comme les fruits et légumes, ont observé des baisses allant jusqu'à deux chiffres. Cela peut s'expliquer par une offre abondante ou une diminution de la demande, rendant ces produits moins coûteux.
Les raisons de cette baisse des prix
Plusieurs facteurs expliquent cette baisse de l'inflation. D'abord, les politiques de protectionnisme mises en place par le gouvernement, telles que les restrictions sur les importations et l'encouragement de la production locale, ont joué un rôle clé en réduisant la pression sur les prix. Ce soutien à la production locale a permis d'augmenter l'offre de certains produits, ce qui a entraîné une baisse des prix.
Le ralentissement de la consommation des ménages, dû à la baisse du pouvoir d'achat, a également contribué à cette dynamique. De plus, la stabilisation des prix mondiaux des matières premières, notamment des produits alimentaires et énergétiques, a permis de réduire les coûts pour les consommateurs algériens.
Les prévisions pour 2026
Pour 2026, l'ONS prévoit une inflation modérée, estimée à environ 1,3 %. Cette prévision repose sur le maintien de la stabilité des prix mondiaux et le soutien continu à la production locale. Cette tendance pourrait offrir un certain répit aux consommateurs algériens, qui ont longtemps été confrontés à des hausses de prix constantes.
Économie Gazoduc transsaharien : nouveau coup au projet marocain concurrent
Cependant, la hausse surprise et non annoncée des prix du carburant, entrée en vigueur dès le 1er janvier 2026, pourrait remettre en question ces prévisions. Si cette augmentation des prix du carburant se maintient, elle entraînera inévitablement une hausse des coûts de transport, ce qui pourrait avoir un effet domino sur les prix des produits, notamment les biens de consommation. Cette évolution pourrait compromettre l'objectif de maintenir l'inflation sous contrôle.
