En 2025, la croissance du produit intérieur brut (PIB) de l’Algérie est estimée à 3,3 %, d’après le rapport MEO 2026 publié à Abidjan par la Banque africaine de développement (BAD). L’institution prévoit une progression à 3,9 % en 2026, dans un contexte économique marqué par des évolutions contrastées à l’échelle régionale.
En Afrique du Nord, la dynamique de croissance s’est renforcée en 2025, avec un taux global de 4,1 %, après 2,7 % en 2024. Cette progression reste inégale selon les pays. La Libye enregistre 12,4 %, portée par une augmentation de sa production pétrolière, passée de 1,1 à 1,3 million de barils par jour en un an. Le Maroc atteint 4,4 %, suivi par l’Égypte avec 4,1 % et la Mauritanie à 4,0 %. La Tunisie ferme la marche avec 2,5 %.
Dans cet ensemble, l’Algérie se situe au-dessus de la Tunisie mais en dessous des autres économies de la région. La Banque africaine de développement explique que la croissance du pays repose notamment sur les investissements dans les champs gaziers, les dépenses publiques orientées vers les infrastructures sociales et l’évolution de la consommation des ménages.
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Indicateurs macroéconomiques
Certains indicateurs témoignent d’une stabilité relative. L’inflation est estimée à 3,0 % en 2025, soit un niveau revu à la baisse par rapport aux prévisions précédentes. Les réserves de change atteignent l’équivalent de 15,8 mois d’importations, un niveau supérieur à la moyenne régionale fixée à 7,3 mois.
En parallèle, le déficit budgétaire reste élevé. Il est évalué à 14,4 % du PIB en 2025, avec des projections à 14,5 % en 2026 et 14,0 % en 2027. La Banque africaine de développement relie cette situation à «la faiblesse de la production et des exportations d’hydrocarbures et à l’accélération des importations, tirées par l’investissement et les dépenses publiques». Sur les 54 économies étudiées, seul le Malawi présente un déficit plus important.
Secteur énergétique et commerce extérieur
L’économie de l’Algérie reste liée au secteur des hydrocarbures. Le rapport classe le pays parmi les exportateurs de pétrole. Les investissements engagés par Sonatrach, en collaboration avec des entreprises étrangères, portent sur la modernisation et l’extension des capacités de production.
La Banque africaine de développement indique que «la persistance de risques à la baisse, notamment la fragmentation géopolitique et l’intensification des politiques protectionnistes, pourrait peser sur les recettes». Dans le même temps, les prix du baril sont attendus en baisse, passant de 68,2 dollars en 2025 à 65,8 dollars en 2026. Cette évolution devrait se traduire par un déficit courant estimé à 2,9 % du PIB en moyenne sur la période 2026-2027.
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Position géographique et exportations
Le rapport souligne aussi la position géographique de l’Algérie, qui lui permet un accès direct aux marchés européens et moyen-orientaux. Cette proximité s’inscrit dans un contexte de réorganisation des chaînes de production à l’échelle internationale. L’Algérie figure, avec l’Égypte et le Maroc, parmi les pays concernés par cette dynamique.
Ces éléments influencent les perspectives d’exportation et les orientations économiques du pays, telles que décrites dans le rapport MEO 2026 de la Banque africaine de développement.
