En avril 2026, plusieurs règles liées à l’immigration au Canada changent. Ces ajustements concernent à la fois les frais de passeport, les conditions du Super Visa, le recours aux travailleurs étrangers temporaires et le rôle des provinces dans l’évaluation des candidats. L’annonce officielle a été faite le 6 avril 2026 par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).
Les nouveaux tarifs pour les passeports canadiens sont désormais en vigueur. Un passeport adulte valable 10 ans coûte 163,50 CAD, tandis que la version de 5 ans est fixée à 122,50 CAD. En parallèle, IRCC met en place une garantie liée aux délais de traitement.
Concrètement, lorsqu’une demande complète est déposée, l’administration s’engage à la traiter sous 30 jours ouvrables. Si ce délai n’est pas respecté, les frais engagés sont remboursés automatiquement. Cette mesure fait suite aux retards observés en 2025, où certaines demandes prenaient en moyenne plus de 70 jours. Cette situation avait affecté des profils variés, notamment des professionnels en déplacement régulier et des entreprises organisant la mobilité de leurs employés.
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Un assouplissement des conditions du super visa
Le dispositif du Super Visa, destiné aux parents et grands-parents de résidents canadiens, change lui aussi. Les règles concernant les revenus des parrains ont été ajustées. Il est désormais possible de prouver le seuil de revenu requis en s’appuyant sur l’un des deux derniers exercices fiscaux, et non plus uniquement sur le plus récent.
Autre changement, le revenu du parent ou du grand-parent qui souhaite venir au Canada peut être intégré dans l’évaluation du dossier. La durée de séjour autorisée reste inchangée, avec une possibilité de rester jusqu’à cinq ans par entrée. Cette stabilité permet aux familles d’organiser plus facilement des séjours prolongés.
Plus de flexibilité pour les employeurs en zone rurale
Dans les régions rurales, les employeurs disposent maintenant d’une marge plus large pour recruter des travailleurs étrangers temporaires. La limite passe de 10 % à 15 % de l’effectif pour les postes à bas salaire. Cette mesure est prévue jusqu’en mars 2027 et reste soumise à l’accord des autorités provinciales.
Ce changement vise à répondre aux besoins de main-d’œuvre dans des zones où le recrutement local peut s’avérer plus difficile. Dans le même temps, les autorités fédérales indiquent vouloir encadrer l’évolution globale du nombre de travailleurs étrangers temporaires à l’échelle du pays.
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Un rôle renforcé pour les provinces
Le Programme des candidats des provinces (PCP) connaît également une modification dans son fonctionnement. Les provinces et territoires ont désormais la responsabilité principale d’évaluer l’intention des candidats à s’installer durablement sur leur territoire.
Jusqu’à présent, cette intention pouvait être réexaminée au niveau fédéral. Ce n’est plus le cas. Cette évolution simplifie le traitement des dossiers en supprimant une étape de vérification. Selon IRCC, cela permet de réduire les délais et d’apporter plus de cohérence dans les décisions prises au niveau régional.
