La Finlande s’apprête à durcir les conditions d’accueil des étudiants étrangers. Le gouvernement du Premier ministre Petteri Orpo a présenté un projet de loi qui prévoit plusieurs changements concernant le visa d’études, les ressources financières, les exigences linguistiques et le regroupement familial.
Ces nouvelles règles, qui devraient entrer en vigueur en avril 2027, pourraient ainsi modifier les démarches de nombreux étudiants internationaux souhaitant poursuivre leur formation en Finlande. Le changement le plus important concerne le regroupement familial. Aujourd’hui, un étudiant étranger et les membres de sa famille peuvent déposer leurs demandes de permis de séjour en même temps.
Avec la réforme proposée, les proches devront patienter au moins un an après l’arrivée de l’étudiant en Finlande avant de pouvoir demander à leur tour un permis de séjour au titre du regroupement familial. L’objectif affiché par les autorités est de laisser à l’étudiant le temps de s’installer et surtout de vérifier qu’il dispose de ressources suffisantes pour faire vivre sa famille dans le pays.
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Des ressources financières davantage contrôlées
Le gouvernement finlandais souhaite également encadrer plus précisément les moyens financiers dont doivent disposer les étudiants étrangers. Le montant minimum à justifier lors d’une demande de permis de séjour pour études devrait être fixé par la réglementation et révisé régulièrement, notamment tous les trois ans. L’idée est de tenir compte de l’évolution du coût de la vie et de l’inflation.
Cette décision intervient alors que les autorités se préoccupent des difficultés financières rencontrées par certains étudiants internationaux. Un rapport du ministère finlandais de l’Économie et du Travail pointe notamment le rôle de certaines agences de recrutement.
Certaines auraient présenté de manière trompeuse les possibilités d’emploi en Finlande, tandis que les frais d’intermédiation élevés auraient parfois poussé des étudiants à s’endetter avant même de commencer leur parcours.
Le niveau de langue également dans le viseur
Autre nouveauté prévue par le projet : les candidats devront répondre à des exigences linguistiques supplémentaires pour obtenir leur permis de séjour étudiant.
Les autorités finlandaises estiment que certains étudiants arrivent dans le pays sans maîtriser suffisamment l’anglais ou la langue utilisée dans leur formation. Une situation qui peut compliquer le suivi des cours et, dans certains cas, conduire à l’abandon des études.
La Finlande souhaite également éviter que le permis de séjour étudiant soit utilisé principalement comme un moyen d’entrer sur le marché du travail finlandais ou européen.
Un projet qui pourrait changer les démarches
Si le texte est adopté, les futurs étudiants étrangers devront donc préparer leur projet avec davantage de précautions. Le financement des études, le niveau linguistique, le sérieux du projet universitaire et, pour les personnes concernées, les conditions de regroupement familial devront être anticipés.
Pour les candidats qui envisagent la Finlande comme destination d’études, l’année 2027 pourrait ainsi marquer un véritable tournant. Le pays ne ferme pas ses portes aux étudiants internationaux, mais entend désormais s’assurer davantage de leur capacité à étudier et à vivre dans de bonnes conditions sur son territoire.
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