Les relations commerciales entre l’Algérie et la France ont enregistré un ralentissement en 2025. D’après les chiffres publiés par la Direction générale du Trésor, le volume global des échanges s’est établi à 9,4 milliards d’euros, en baisse de 14,8 % par rapport à l’année précédente.
Ce repli contraste avec la dynamique observée pendant plusieurs années, où les flux commerciaux avaient progressé de manière régulière. La diminution concerne en premier lieu les importations françaises en provenance d’Algérie. Celles-ci ont atteint 5,2 milliards d’euros en 2025, contre 6,3 milliards un an plus tôt, soit une baisse de 17,1 %. Cette évolution s’explique en grande partie par le recul des prix de l’énergie sur les marchés internationaux.
Dans le détail, les achats de pétrole et de gaz naturel ont enregistré une chute de 21,8 %. Le pétrole représente un peu plus de la moitié des importations énergétiques, avec 57 %, tandis que le gaz en constitue 43 %. Sur l’ensemble de l’année, le baril de Brent s’est échangé autour de 66 dollars, dans un contexte marqué par une offre abondante et une demande moins soutenue.
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Malgré cette baisse en valeur, l’Algérie conserve sa place parmi les principaux fournisseurs de la France. Elle se situe au quatrième rang pour les hydrocarbures, juste derrière le Nigéria, alors que les États-Unis occupent une position nettement supérieure avec 12,2 milliards d’euros.
Les produits pétroliers raffinés et le coke affichent une évolution plus limitée. Leur valeur s’élève à 777 millions d’euros, en léger recul de 4,2 %. Au total, les produits énergétiques continuent de représenter près de 90 % des importations françaises en provenance d’Algérie.
Progression des produits non énergétiques
À côté de cette baisse, certains segments évoluent différemment. Les importations françaises de produits non énergétiques algériens ont progressé pour atteindre 532 millions d’euros, contre 491 millions en 2024, soit une hausse de 8,3 %.
Cette augmentation repose principalement sur les produits industriels. Les ventes de produits chimiques, en particulier, ont connu une progression notable, atteignant 398 millions d’euros. Elles sont constituées en majorité d’engrais azotés, qui représentent environ 60 % de ces flux, ainsi que de gaz industriels, à hauteur de 40 %.
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Ces données montrent une présence plus visible de produits issus de l’industrie chimique dans les échanges commerciaux entre les deux pays.
Baisse des exportations françaises vers l'Algérie
Du côté des exportations françaises, la tendance est également orientée à la baisse. En 2025, elles se sont établies à 4,2 milliards d’euros, contre 4,8 milliards en 2024, soit un recul de 11,8 %.
Le nombre d’entreprises françaises actives sur le marché algérien a diminué au cours de l’année. Les grandes entreprises continuent d’assurer l’essentiel des exportations, tandis que les petites et moyennes structures sont moins présentes qu’auparavant.
Les principaux secteurs concernés restent le transport, les industries mécaniques et électriques, ainsi que les produits alimentaires. Ces activités ont enregistré un ralentissement par rapport à l’année précédente, sans retrouver le niveau de progression observé auparavant.
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Evolutions différentes selon les partenaires
Dans le même temps, les échanges commerciaux de l’Algérie avec d’autres pays ont suivi des trajectoires différentes. Les relations avec certains partenaires européens, comme l’Italie et l’Espagne, ont montré une évolution plus favorable. La Chine conserve également une place importante dans les échanges extérieurs du pays.
Ces évolutions mettent en évidence des variations selon les partenaires et les types de produits échangés. Les hydrocarbures continuent de peser largement dans les relations entre l’Algérie et la France, tandis que les produits industriels et chimiques occupent une place plus limitée mais en progression.
