Il promet des voitures importées et empoche 1,7 milliard : un quinquagénaire arrêté à Alger

Le tribunal correctionnel de Chéraga, dans la wilaya d'Alger, a examiné ce jeudi 23 avril le dossier d'un homme accusé d'avoir escroqué des citoyens en leur promettant des voitures importées depuis l'étranger. Le prévenu, un quinquagénaire, aurait soutiré 1,7 milliard de centimes à l'une de ses victimes.

Le mis en cause, identifié sous les initiales B.F., se présentait comme un intermédiaire capable d'importer des voitures grâce à des licences de moudjahidine. Ces autorisations, réservées aux anciens combattants ou à leurs ayants droit, permettent d'acquérir des véhicules à des conditions fiscales avantageuses. Le prévenu utilisait ce dispositif pour convaincre ses interlocuteurs de lui remettre des fonds.

L'une des victimes, désignée par les initiales F.H., a expliqué avoir été approchée par B.F. avec la promesse de lui fournir deux véhicules de marque Congo. Le plaignant affirme avoir versé 1 milliard 70 millions de centimes. Ce montant couvrait, selon ses déclarations, le prix des voitures, les frais de transit et les droits de dédouanement.

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La fuite du mis en cause à Timimoun

Après avoir perçu l'intégralité des fonds, le prévenu a cessé de répondre aux appels de la victime. F.H. raconte avoir tenté à plusieurs reprises de joindre B.F., sans succès. L'accusé se trouvait alors à Timimoun, à plus de 1 200 kilomètres d'Alger.

Face à l'absence de livraison des véhicules, le plaignant a porté plainte. Les investigations ont conduit à l'interpellation de B.F., placé sous mandat de dépôt à la prison de Koléa. Il a été extrait de cette maison d'arrêt pour comparaître ce jeudi 23 avril 2026 devant le tribunal de Chéraga.

Les déclarations du prévenu à l'audience

À la barre, le quinquagénaire a nié toute intention frauduleuse. Il a affirmé que la somme perçue correspondait au remboursement d'une dette antérieure que la victime lui devait. Selon lui, ce prêt dépassait les 200 millions de centimes et n'avait aucun lien avec une opération d'importation automobile.

Le plaignant a contesté cette version. Il assure disposer de témoins pouvant attester de la remise des fonds destinés à l'achat des deux véhicules. Ces dépositions n'ayant pu être recueillies lors de cette première audience, la juge n'a pas statué immédiatement.

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Un procès reporté au 30 avril

La magistrate a ordonné le renvoi de l'affaire au 30 avril 2026. Ce délai doit permettre la convocation des témoins cités par la partie civile. Leur audition est déterminante pour établir si les fonds ont été remis dans le cadre d'une escroquerie ou d'un simple litige privé.

D'ici cette date, le prévenu reste détenu à la prison de Koléa. Le tribunal de Chéraga devra trancher entre la thèse de l'arnaque et celle d'un différend financier personnel. La qualification pénale retenue à l'issue du procès dépendra des éléments de preuve apportés lors de la prochaine audience.


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