L’affaire intrigue autant qu’elle inquiète. À Oran, une montre électronique importée depuis la Chine et destinée à des enfants a déclenché une procédure judiciaire impliquant 19 personnes. Cette nouvelle affaire relance le débat sur les objets connectés vendus sur le marché algérien.
Ce qui ressemblait au départ à une simple opération de contrôle commercial a finalement pris une tournure judiciaire inattendue. Selon les informations rapportées par le média arabophone Ennahar Online, la justice algérienne a ouvert un dossier impliquant 19 personnes après la découverte, à Oran, de la commercialisation d’une montre électronique jugée suspecte, destinée à des enfants.
Une montre qui porte des références LGBT
L’affaire provoque une onde de choc à Oran. Dix-neuf personnes, dont des cadres du port et des responsables liés au commerce extérieur, sont poursuivies dans le dossier qui mêle importation, corruption et commercialisation d’une montre électronique destinée aux enfants. Au cœur du scandale : des symboles jugés contraires aux valeurs religieuses et morales de la société algérienne.
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Selon les éléments révélés devant la justice, cette montre électronique importée depuis la Chine et commercialisée à Oran contenait des symboles assimilés à des références LGBT, considérées par les autorités comme incompatibles avec les valeurs religieuses et morales de la société algérienne. L’enquête a conduit à la poursuite de 19 personnes ainsi que de cinq entreprises spécialisées dans l’import-export. Plusieurs cadres liés aux services de contrôle du port d’Oran figurent également parmi les accusés.
Pourquoi cette montre électronique importée depuis la Chine a déclenché l’affaire
Contrairement aux premières rumeurs ayant circulé sur les réseaux sociaux, l’affaire ne concerne pas un système d’espionnage ou une caméra cachée. Le cœur du dossier repose principalement sur le contenu affiché sur ces montres électroniques destinées aux enfants.
D’après les informations présentées devant la chambre pénale du Conseil de justice d’Alger, les montres importées depuis la Chine comportaient des “symboles homosexuels” jugés contraires aux références religieuses et éthiques de la société algérienne. Les autorités estiment que ces produits n’auraient jamais dû être autorisés à entrer sur le territoire national sous cette forme.
L’affaire a pris une dimension encore plus importante en raison des soupçons de facilitation au niveau des procédures douanières et des contrôles portuaires. Les enquêteurs soupçonnent certains responsables d’avoir permis l’entrée du produit malgré les règles de conformité imposées pour les marchandises importées.
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Des cadres du port d’Oran et des sociétés d’importation poursuivis
Le dossier implique plusieurs profils : responsables administratifs, cadres du contrôle commercial, importateurs et sociétés privées. Parmi les personnes poursuivies figurent notamment une inspectrice principale de la répression des fraudes à la Direction du commerce de la wilaya d’Oran ainsi qu’une enquêtrice principale du même service.
Les investigations ciblent également cinq sociétés d’import-export, dont la société à responsabilité limitée unipersonnelle “EURL Big Storm”, identifiée comme l’entreprise ayant importé les montres électroniques concernées.
Selon les éléments du dossier judiciaire, les accusations portent sur plusieurs infractions lourdes comme blanchiment d’argent, abus de fonction, exploitation d’avantages liés à une activité professionnelle, dilapidation volontaire de fonds publics, infractions douanières liées aux opérations d’importation. Les entreprises poursuivies sont également accusées d’avoir importé des marchandises sans les autorisations ou documents réglementaires exigés par la législation douanière algérienne.
