Les prix du pétrole ont fortement reculé ce lundi 25 mai 2026, dans un marché soudainement rassuré par les signaux de détente entre les États-Unis et l’Iran. Le Brent est repassé sous le seuil symbolique des 100 dollars, tandis que le WTI américain a lui aussi chuté.
La séance d'aujourd'hui a été marquée par un net décrochage des cours. Vers 09 h GMT, soit 10 h à Alger, les contrats à terme sur le Brent perdaient plus de 5 %, reculant d’environ 6 dollars pour s’établir autour de 98 dollars le baril. Le West Texas Intermediate, référence américaine, cédait de son côté près de 5,7 %, à environ 91 dollars le baril.
Prix du pétrole : le marché retire une partie de la prime de risque
Cette baisse brutale s’explique d’abord par l’évolution du dossier iranien. Les investisseurs parient sur une possible désescalade entre Washington et Téhéran, après plusieurs jours de tensions autour du Moyen-Orient et du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les exportations mondiales de brut et de gaz naturel liquéfié.
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Depuis le début de la crise, les prix du pétrole avaient intégré une forte prime géopolitique. La perspective d’un accord, même encore incertain, pousse désormais les marchés à corriger une partie de cette hausse. Autrement dit, les opérateurs anticipent un risque plus faible de perturbation durable des approvisionnements.
Le détroit d’Ormuz reste au centre des inquiétudes
Le recul du Brent ne signifie pas que le marché est revenu à la normale. Le détroit d’Ormuz reste un point sensible. Cette voie maritime concentre une part majeure du commerce énergétique mondial. Toute restriction de passage peut provoquer une flambée immédiate des cours.
C’est pourquoi les investisseurs restent prudents. Les discussions entre les États-Unis et l’Iran avancent, mais plusieurs désaccords demeurent, notamment sur les garanties politiques et sécuritaires. Le marché réagit donc à une perspective, pas encore à un accord finalisé.
Quel impact pour l’Algérie ?
Pour l’Algérie, cette nouvelle baisse des prix du pétrole est un signal économique à surveiller. Les hydrocarbures demeurent au cœur des recettes d’exportation du pays, même si le gaz occupe une place déterminante dans les équilibres extérieurs. Une correction ponctuelle peut être absorbée, mais une baisse importante du Brent pèserait sur les revenus énergétiques.
À l’inverse, un pétrole moins cher peut alléger la pression sur les pays importateurs, le transport international et certaines chaînes logistiques. L’effet sur les consommateurs reste toutefois indirect, dépendant des taxes, des subventions et des politiques nationales.
Après une légère hausse vendredi, les cours avaient déjà terminé la semaine dans le rouge. La journée de lundi confirme que le marché pétrolier reste hypersensible au moindre signal diplomatique. Le marché dépendra désormais de la concrétisation, ou non, d’un accord entre Washington et Téhéran.
