Le président de la Chambre de commerce et d’industrie algéro-française (CCIAF), Michel Bisac, a affirmé que malgré la situation difficile de l’économie algérienne, aucune entreprise française n’a quitté l’Algérie en 2019. Le représentant des industriels français s’est exprimé sur les colonnes du journal électronique TSA, ce dimanche 19 janvier.

Michel Bisac a confirmé le ralentissement de l’économie algérienne en 2019. Il révèle qu’au niveau des investissements, aucune nouvelle entreprise française ne s’est installée en Algérie l’année précédente. Néanmoins, le président de la chambre de commerce souligne que les entreprises françaises installées en Algérie ont poursuivi l’ensemble de leurs activités, malgré toutes les difficultés qu’elles ont rencontrées.

Michel Bisac a tenu à mettre en avant les principaux obstacles pour l’investissement en Algérie. Il a résumé ces dernières dans « les modifications fréquentes de la réglementation, dans le domaine des importations notamment, ainsi que les incertitudes au niveau législatif ont été en outre des facteurs qui ont freiné aussi bien l’activité courante des entreprises que la programmation de leurs investissements ».

la suppression de la règle 51/49 est un très bon signe

Le président de la chambre de commerce s’est réjoui des dispositifs de la loi de finance 2020 surtout en ce qui concerne le volet de la règle 51/49. Il affirme qu’ « il s’agit certainement d’une avancée positive dans la mesure où certaines entreprises, notamment les PME, ont souvent ressenti cette règle comme une contrainte et une obligation ». Il explique cependant « la démarche de la Chambre ne consiste pas à encourager les entreprises françaises à s’installer toutes seules et à 100% en Algérie ». Il ajoute : « nous leur conseillons, au contraire de trouver, chaque fois qu’elles le peuvent, par simple prudence entrepreneuriale, des partenaires algériens dans le but de les assister notamment grâce à leur connaissance du marché et du contexte administratif et réglementaire ».

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Michel Bisac confiant dans les perspectives d’avenir

En ce qui concerne les perspectives d’avenir et les nouvelles possibilités d’investissement en Algérie et les relations économiques entre l’Algérie et la France, Michel Bisac affirme que « l’année 2020 devrait permettre un retour des investissements ». Il fait référence à une étude réalisée par son organisme qui révèle qu’ « une grande partie des entreprises a prévu d’engager des investissements qui seront financés majoritairement sur fonds propres tandis qu’environ un tiers d’entre elles prévoient de recourir à des crédits bancaires. La majorité des entreprises consultées prévoit également de procéder à des recrutements courant 2020 ».

Très optimiste sur l’avenir de l’économie algérienne, le président de la chambre de commerce conclut: « nous considérons qu’il y a aujourd’hui beaucoup de signes encourageants qui montrent que les autorités algériennes s’intéressent à l’investissement étranger et font preuve dans ce domaine de beaucoup d’ouverture dans le but de le faciliter ».

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