L'Algérie parmi les pays les plus dépendants des hydrocarbures : l'Algérie est dépendante des firmes pétrolières, et est très peu résiliente à la perspective d'un désengagement des énergies fossiles. Un rapport de la Banque mondiale présente l'Algérie comme l'un des pays les moins résilients à une transition énergétique.

L'Algérie parmi les pays les plus dépendants des hydrocarbures

En plus de sa dépendance aux hydrocarbures, l'Algérie est aussi étroitement liée aux firmes pétrolières mondiales. D'après la Banque mondiale, le pays fait partie des moins enclins à la transition énergétique, et cette affirmation va à l'encontre du discours officiel. Les compagnies algériennes n'arriveraient pas à suivre le rythme des majors pétrolières et gazières qui accélèrent dans la la transition énergétique.

Une baisse de revenu de 75 % pour les pays pétroliers

Face à ce constat, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a mis en garde contre les effets néfastes de cette transition sur de nombreux pays exportateurs de pétrole. Selon cette agence, la poursuite de l’objectif « zéro émission nette de CO2 » d'ici à 2050 permettrait à l'OPEP de devenir encore plus dominante et de représenter plus de 50 % de la production mondiale, mais ses approvisionnements se concentreraient sur un plus petit nombre de pays consommateurs.

Le désengagement des majors et des États occidentaux des énergies fossiles provoquerait aussi une chute de 75 % du revenu annuel par habitant au niveau des pays pétroliers et gaziers en une décennie.

Cette chute des revenus impacterait d'une façon brutale les pays producteurs des hydrocarbures qui ont mal géré leur manne financière issus de la vente des hydrocarbures. Ces pays, qui n'ont pas investit dans la diversification économique, vont subir une grande perte de revenus. L’Algérie en fait partie, tout comme l'Irak, la Libye, le Venezuela, la Guinée équatoriale, le Nigeria, l'Iran, la Guyane, l'Azerbaïdjan ou encore le Kazakhstan.