Depuis la réouverture partielle des frontières algériennes, le 1er juin 2021, beaucoup a été fait et dit par tous les intervenants, particulièrement les Algériens établis en France qui ont profondément souffert de la crise sanitaire. Cette situation les a d'ailleurs éloignés de leurs familles et de leur pays. Mais entre juin et juillet, les choses ont évolué. Voici un retour sur les événements du mois de juillet.

Les conditions de cette réouverture ont mis en colère la diaspora, notamment l'idée d'un confinement de 5 jours dans un hôtel et aux frais des voyageurs. Mais les autorités ont fini par supprimer cette condition durant le mois de juillet.

Fin du confinement de 5 jours pour les voyageurs à Alger

En effet, les autorités algériennes ont annoncé, dimanche 25 juillet, la levée de l'obligation pour les voyageurs de s'isoler pendant cinq jours à l'arrivée dans le pays. Cette décision a été prise en pleine recrudescence des cas de contamination au Covid-19. Cela paraît paradoxal, mais en réalité, ce n'est pas le cas.

Les pouvoirs publics ont tout simplement compris que le confinement n'était pas très utile puisqu'il n'a pas empêché la hausse des contaminations. Pire encore, les Algériens se sont rendu compte qu'il y avait du favoritisme dans cette histoire de confinement, les ressortissants étrangers et certains Algériens dotés de « bras longs » étant exempts de cette mesure. L'efficacité de la mesure a naturellement été remise en cause.

Un plan de sauvetage pour Air Algérie

En juillet, la compagnie aérienne algérienne Air Algérie était toujours sous la menace d'une faillite. Depuis l'apparition de la pandémie en Algérie et la décision prise par les pouvoirs publics de fermer les frontières le 17 mars 2020, elle a perdu quelque 60 milliards de dinars.

À lire aussi :  Ryanair va-t-elle quitter le marché marocain ?

Pour faire face à ces pertes astronomiques, le ministère des Transports a commandé une étude auprès de Mahmoud Mehalli, consultant international en aéronautique et membre de la Chartered Transport Institute ainsi que de la British Aviation Consultants Association. Fin juillet, le rapport déposé est sans appel. Soit Air Algérie mène des réformes, soit elle sera condamnée à disparaître.

Un plan de sauvetage est proposé, en raison des pertes occasionnées, mais aussi de la concurrence de plus en plus agressive dans le secteur de l'aéronautique. Il exhorte la compagnie algérienne à améliorer ses prestations pour augmenter sa compétitivité. Deux priorités : Baisser les prix des billets et réduire les retards des vols. Pour les mêmes objectifs, Air Algérie est invitée à réduire ses dépenses, notamment en recrutant les Algériens de la diaspora pour ses représentations à l'étranger.

Centre de dépistage du Covid-19 à l'aéroport international d'Alger

Le mois de juillet est également le mois où l'aéroport international d'Alger a mis en place un centre de dépistage du Covid-19. Cette mesure a été prise après la suppression du confinement obligatoire de 5 jours imposé aux voyageurs atterrissant à Alger. Selon la SGSIA Aéroport d'Alger, tout passager devrait se soumettre au test antigénique avant de quitter l'enceinte aéroportuaire.

Si la SGSIA a précisé que les tests en question seraient payants, elle n'a pas communiqué sur le sort qui serait réservé aux voyageurs testés positifs. Seront-ils renvoyés vers leur pays de provenance ou seront-ils autorisés à quitter l'aéroport avec des recommandations et autres consignes préventives et curatives ?

Dans cette histoire, l'Association du transport aérien international (IATA) s'est mêlée. Toujours en juillet, l'IATA a encouragé les gouvernements à baisser les prix de ces tests pour les rendre accessibles au plus grand nombre, afin d'encourager la réouverture des frontières et la relance du transport aérien.

À lire aussi :  Tassili Airlines compte ses pertes et dévoile ses ambitions

Covid-19 : Les Algériens indésirables dans plusieurs pays

La pandémie de coronavirus a eu aussi pour conséquence la mise de l'Algérie dans les listes des pays dont les ressortissants ne sont pas les bienvenus. Les États-Unis et l'Europe sont particulièrement stricts sur cette question, vu la situation sanitaire en Algérie.

Pour le mois de juillet, ce « bannissement » est maintenu, notamment de la part de l'Union européenne qui a mis l'Algérie parmi les pays dont les ressortissants représentent une menace sanitaire pour ses habitants. Pourtant, au début de la propagation de l'épidémie, l'Algérie figurait sur liste qui considérait les Algériens comme menaçants, mais autorisés à voyager vers l'Europe, en respectant certaines conditions sanitaires.

Il faut dire que cette posture de l'Union européenne est compréhensible, vu la situation sanitaire catastrophique qui prévaut en Algérie. D'ailleurs, ce n'est pas uniquement l'Europe qui a fermé ses portes aux Algériens puisque les États-Unis ont décidé de maintenir les restrictions de voyage à tous les étrangers, y compris les ressortissants algériens.

Les vols depuis et vers l'Algérie se sont poursuivis durant tout le mois de juillet

En ce qui concerne les vols de l'étranger vers les différents aéroports algériens, ils se sont poursuivis durant tout le mois de juillet. Dans certaines situations, des mises à jour ont été effectuées, notamment avec Air Algérie qui a programmé spécialement des vols durant les deux jours de l'Aïd el-Adha, les 20 et 21 juillet.

Si certaines compagnies ont mis le paquet en juillet, ce n'est pas le cas pour d'autres. Comme la compagnie espagnole Volotea qui préfère temporiser pour lancer ses vols vers l'Algérie. D'ailleurs, cette compagnie low cost a annoncé; le report de l'inauguration de ses vols vers les aéroports algériens. Prévues en septembre, les nouvelles lignes de Volotea seront inaugurées à partir du 14 octobre.

À lire aussi :  Air Algérie dévoile le programme de ses vols vers Genève et Le Caire

Programme chargé d'ASL Airlines vers l'Algérie

Si la compagnie néerlandaise Transavia n'a programmé qu'un seul vol en juillet, le 29 du mois en aller-retour, ASL Airlines avait un programme chargé. Plusieurs vols par semaine ont été effectués entre les aéroports français et ceux d'Algérie. Des vols réguliers et des dessertes spéciales.

Mieux que cela, ASL Airlines a fait savoir qu'elle offrait une promotion au profit des étudiants algériens. Ces derniers bénéficieront d'une baisse dans les prix des billets pour leurs voyages en août. ASL Airlines ne compte pas en rester là, puisqu'elle a annoncé, dans une mise à jour publiée le 25 juillet, un renforcement de son programme pour le mois d'août. Le mois où les Algériens de France, notamment, voyagent le plus.

Vols : La colère de la diaspora ne s'est pas estompée

Il reste clair que tous ces programmes de vols n'arrivent pas à satisfaire la diaspora algérienne qui n'a pas hésité à afficher son mécontentement, notamment sur les réseaux sociaux. En ce mois de juillet, la colère des émigrés ne s'est pas estompée, tant les vols vers l'Algérie n'ont pas encore atteint le nombre suffisant.

D'ailleurs, c'est encore en ce mois de juillet que les Algériens du Canada, particulièrement de Québec, ont décidé de s'exprimer une nouvelle fois pour montrer leur ras-le-bol. À la mi-juillet, des ressortissants algériens établis notamment à Montréal ont lancé une pétition pour demander à la compagnie aérienne Air Algérie de rétablir la ligne entre l'Algérie et le Canada et leur permettre donc de rentrer au pays.