À l’instar de plusieurs autres entreprises étrangères, la compagnie algérienne Sonatrach a été contrainte de cesser ses activités d'exploration et de production pétrolières en Libye depuis 2014, en raison de la situation sécuritaire prévalente dans ce pays confronté à de nombreux conflits armés depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Après donc plusieurs années de troubles en Libye, marquées par le départ de nombreuses sociétés étrangères opérant dans ce pays, notamment dans le secteur des hydrocarbures, les choses semblent revenir à la normale. La Libye, qui s’apprête à vivre sa première élection présidentielle en décembre prochain, commence à renouer avec la coopération internationale dans le domaine économique.

Considérée comme l’un des principaux producteurs de pétrole au monde, avant la chute du régime de Mouamar Kadhafi, la Libye a été contrainte de cesser quasiment ses exportations en hydrocarbures en raison de la situation sécuritaire. Les principales compagnies étrangères ont décidé de fuir le pays, laissant de nombreuses infrastructures pétrolières entre les mains des différentes factions locales en conflit. Il aura fallu l’arrivée d’un nouveau gouvernement d’union nationale sous la conduite du Premier ministre Abdelhamid Debibah, pour que les choses s’améliorent enfin.

C’est le cas pour le secteur important des hydrocarbures, avec l’organisation du Sommet libyen sur l'énergie et l'économie qui se tient à Tripoli les 22 et 23 novembre en cours. Plusieurs compagnies mondiales, spécialisées dans le domaine pétrolier, gazier et énergétique, prennent part à cet événement économique qui vise à présenter « le plan d'investissement du gouvernement libyen dans les secteurs du pétrole et du gaz pour augmenter les capacités de production et les programmes de formation et de mise à niveau des cadres libyens », indiquent les organisateurs.

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Sonatrach annonce « la reprise très prochaine » de ses activités d' « exploration et de production » en Libye

Parmi les sociétés pétrolières étrangères qui prennent part à ce Sommet, on citera la compagnie algérienne Sontarach. « Sonatrach participe à ce sommet avec une délégation composée de cadres supérieurs du groupe et des PDG de ses filiales spécialisées dans les services pétroliers », indique en effet un communiqué de la compagnie, publié ce mardi 23 novembre sur sa page Facebook.

Ce sommet est « l'occasion d'examiner les moyens de coopération avec la partie libyenne à travers la participation des filiales de Sonatrach aux opérations de mise à niveau et de maintenance des installations pétrolières et gazières et la reprise très prochaine par le groupe de ses activités d'exploration et de production », a précisé la même source.

Ce sommet constitue, selon les observateurs, une occasion pour la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach de reprendre ses activités en Libye, particulièrement au niveau du bloc de Ghadamès, qu’elle a désertée en 2014 pour des raisons sécuritaires. La reprise de ces activités en Libye serait aussi une aubaine pour Sonatrach, qui voit depuis quelques mois ses productions pétrolières chuter.