Alors que les relations diplomatiques entre le Maroc et l'Espagne connaissent un relatif apaisement, de nouveaux événements risquent de créer des tensions. En effet, les tentatives de passages massifs de Marocains vers l'enclave espagnole de Melilla vont encore exacerber les désaccords entre les deux pays. Dans ce contexte, des hommes politiques espagnols commencent à s'attaquer au Maroc, qui refuse de contrôler sa frontière. C'est le cas de Santiago Abascal, chef de la formation d'extrême droite espagnole Vox.

Le leader du parti espagnol a profité du débat sur l'invasion russe en Ukraine pour comparer le roi Mohammed VI du Maroc à Vladimir Poutine. Santiago Abascal a affirmé que le Roi du Maroc est un « un satrape (qui) a perçu une fois encore la fragilité de notre gouvernement et de nos institutions, comme Poutine ».

En comparant Mohammed VI à un despote puissant qui a décidé d'envahir l'Ukraine, le leader du parti de l’extrême droite Vox n'y va pas par le dos de la cuillère. Santiago Abascal a fait référence à l’assaut de plus de 1000 personnes sur la frontière de Melilla en provenance du Maroc.

Ainsi, le problème de la perméabilité des frontières marocaine, à l'origine de tensions diplomatiques avec l'Espagne, revient à la surface. Santiago Abascal a insisté dans son intervention sur les sérieux problèmes de l’Espagne à ses frontières avec le Maroc. Il est allé jusqu’à demander le déploiement de l’armée aux frontières de Ceuta et Melilla pour « défendre l’intégrité territoriale et la sécurité des citoyens ».

Le chef de la formation d’extrême droite espagnole Vox a également tenu à préciser qu'entre les réfugiés ukrainiens et les migrants marocains, il y a une différence de taille. « Ce n’est pas de la discrimination, nous distinguons ceux qui sont des réfugiés et ceux qui ne le sont pas. Ceux qui sont en guerre doivent être accueillis et non les vagues d’hommes envoyés de manière préméditée pour déstabiliser les nations et agresser les frontières », a-t-il expliqué. Dans ce sens, il rejoint le porte-parole du parti français Rassemblement national, Jordan Bardella, qui a estimé être plus proche des réfugiés ukrainiens, d'un point de vue civilisationnel.