Les prix du pétrole connaissent une forte instabilité ces derniers temps. Cette volatilité est surtout liée aux perspectives de l'économie mondiale, qui traverse une période où les craintes d'une éventuelle récession se confirment de plus en plus.

Le jeudi 1er septembre, le pétrole a poursuivi sa baisse. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre perd 1,65 % ; il est cédé à 94,06 USD. De son côté, le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en octobre perd 1,59 % ; il est cédé à 88,13 USD.

Cours du pétrole (Brant) sur une période de 6 mois (jusqu'en août 2022)

Cours du pétrole (Brant) sur une période de 6 mois (jusqu'en août 2022). Source : Boursorama.

Cette nouvelle chute des prix du pétrole parvient dans un contexte d'érosion de la demande et de restrictions anti-covid en Chine. Ces prix connaissent donc leur troisième baisse consécutive depuis le début du mois d'août[1]Chute libre des prix du pétrole. Ils sont durement impactés par les sombres perspectives économiques mondiales. Des perspectives plombées par le retour de l'épidémie du covid en Chine, notamment dans les grandes villes de Shenzhen, Guangzhou et Dalian, qui ont placé des millions de personnes sous le coup d'un confinement strict. Ce confinement a fait reculer l'activité économique de ce pays, qui est un grand importateur de brut. Cette situation fait dire à Tamas Varga, de PVM Energy que « décrire la tendance du marché comme violente, volatile ou incertaine est devenu un cliché, mais cela ne rend pas cette déclaration moins exacte ».

Par ailleurs, devant les incertitudes qui caractérisent les marchés pétroliers ces derniers temps, les investisseurs attendent désormais la réunion des ministres de l'Énergie des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP+) pour que l'alliance décide de sa politique de production. Une réunion qui aura lieu le 5 septembre. D'emblée, il est fort probable que cette organisation décide de la réduction de sa production pour maintenir les prix à leur niveau. C'est du moins ce qui ressort de la déclaration du ministre saoudien de l'Énergie.

Il faut dire également que les craintes de récession mondiale pèsent sur ce marché. Une récession due à la guerre menée par la Russie en Ukraine, au retour de l'épidémie de covid en Chine, mais également à l'inflation qui touche notamment la zone euro.

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