Après des années de stagnation, le secteur automobile en Algérie semble parti pour une reprise éclatante. Importation et montage, à croire les annonces du Gouvernement et de constructeurs, sont au menu. Après Renault qui a annoncé la relance incessante de son unité de production à Oran, c’est au tour de Hyundai de faire de même.

C’est ce qu’a fait savoir Khaled Djaballah, le Directeur général (DG) de TMC, propriétaire de l’usine de Hyundai. La date de la reprise ? Aujourd’hui, le 27 octobre 2022, même ! C’est une annonce pour le moins surprenante, puisque rien n'avait filtré auparavant sur le sujet. "Avec l’accompagnement des autorités, il a été décidé de fixer la date de reprise de cette usine au jeudi 27 octobre", a en effet déclaré, mercredi 26 octobre, Khaled Djaballah sur les ondes de Radio Tiaret.

Le DG de TMC a mis en avant les capacités dont dispose cette usine et qui pourraient justifier cette reprise soudaine et inattendue. "Nous avons rappelé 158 collaborateurs pour relancer deux lignes de montage dans un premier temps", a-t-il déclaré. Et d’ajouter : "Nous avons un programme pour remettre en marche cinq autres lignes de production, et pour ce faire, nous allons rappeler quelques 780 salariés ayant bénéficié d’une formation de la part Hyundai".

Hyundai Algérie : 2.344 voitures montées dans un 1er temps

A croire M. Djaballah, tout est fin prêt pour une reprise de l'activité. Et avec la matière première disponible, il sera produit quelques 2.344 voitures, dans "une durée qui peut aller de trois mois à une année". Cependant, une reprise à plein temps, selon l’invité de la Radio Tiaret, ne se fera que progressivement en procédant, au fur et à mesure, à l’ouverture des autres lignes de production. A terme, assure le DG de TMC, l’usine Hyundai Algérie sera en mesure de produire quelques 70.000 véhicules par an, ce qui, pour sûr, va aider à changer le visage du marché algérien de l’automobile.

Pour rappel, cette annonce vient après bien d’autres ayant fait de l’automobile le sujet de l’actualité le plus commenté durant le mois en cours. Cela a commencé par l’annonce de l’autorisation de l’importation des voitures de moins de trois ans faite par le chef de l’Etat en date du 9 octobre. Puis, il y a eu l’annonce du "débarquement" du constructeur automobile italien Fiat. Puis celle de la reprise de l’activité de l’usine de Renault dans l’Ouest du pays. Cette pléthore d’annonces a fait, entre autres, que le marché local des voitures d’occasion stagne et que les prix connaissent un effondrement inédit.