Ce n’est que trop connu : le développement d’un pays est tributaire des talents qu’il abrite et dont il laisse exploser le génie. Les pays développés l’ont compris depuis déjà longtemps, et, en plus de garder leurs propres talents et compétences, ils font tout pour attirer ceux d’autres pays. L’Algérie, elle, ne semble pas être dans cette logique.

L’Index mondial de compétitivité des talents, ou le Global Talent Competitiveness Index (GTCI), est un index mondial permettant d’identifier la capacité des pays à attirer et retenir leurs talents. Il est établi par trois Instituts : l’Insead (France), le Portulans Institute (États-Unis) et le Human Capital Leadership Institute (Singapour).

Dans son édition de 2022, qui vient d'être rendue publique, l’Indice en question, comme il fallait s’y attendre, a attribué les premières places à des pays européens. En premier figure la Suisse, suivie de Singapour, du Danemark, des États-Unis et de la Suède. Ces pays, à croire l’Index mondial de compétitivité, offrent aux talents et compétences les bonnes conditions de vie et d’épanouissement. Aussi, font-ils tout pour garder ceux qui arrivent sur leurs territoires, notamment ceux qui y sont formés.

Compétitivité : l'Algérie surpassée par ses voisins

Les Pays-Bas, la Norvège, la Finlande, l’Australie et le Royaume-Uni figurent aussi parmi les pays les plus compétitifs du monde en matière de sauvegarde de talents. L’Allemagne, pourtant locomotive de l’économie européenne, a été classée à la 14e place. La France a été classée à la 19e place, tandis que le Canada a eu la 15e place.

Le continent africain, dans ce classement qui a évalué exactement 133 pays, est loin de faire bonne figure. La meilleure place a été dénichée par l’Afrique du Sud, et il faut bien dire que ce n’est pas trop reluisant. Ce pays a, en effet, eu la 77e place. Vient ensuite l'Égypte (86e) et de la Namibie (90e). L’Algérie, elle, a été classée à la 104e place, derrière même ses voisins immédiats, puisque la Tunisie a eu la 91e place et le Maroc la 96e place.