Un cousin de Mohammed VI empêché d'entrer en Tunisie

La crise diplomatique entre le Maroc et la Tunisie persiste. Depuis que la Tunisie a accueilli le chef du Front Polisario, Ibrahim Ghali, à Tunis, le Maroc est en colère et l'a fait savoir. Rabat avait décidé de rappeler son ambassadeur à Tunis et la Tunisie avait appliqué le principe de réciprocité diplomatique en rappelant son représentant diplomatique au Maroc1.

Cette crise n'est pas prête de s'estomper. De nouveaux évènements viennent compliquer ces relations déjà tendues. En effet, le 19 janvier, les autorités tunisiennes ont empêché le cousin du Roi du Maroc Mohammed VI, le prince Hicham ben Abdallah Alaoui, d'entrer en Tunisie. Le cousin du roi marocain allait participer à un symposium culturel sur le printemps arabe. Hicham ben Abdallah Alaoui a donc été refoulé de l'aéroport tunisien pour la deuxième fois. Un incident pareil s'est produit en 2017. La Tunisie, en expulsant le cousin du roi Mohammed VI, envoie un message au Maroc et la crise entre les deux pays d'Afrique du Nord prend de nouvelles proportions.

Le cousin du roi Mohammed VI intercepté à l'aéroport

Le prince marocain est arrivé en Tunisie pour participer à un colloque international organisé par le célèbre mensuel français « Le Monde Diplomatique ». Il a été intercepté dès son arrivée à l’aéroport, le 19 janvier au soir. La police tunisienne l'a empêché d’entrer dans le pays. Selon des médias tunisiens, un groupe de 10 policiers l’a accompagné dans une chambre privée pour qu'il y attende son expulsion dans un avion à destination de Casablanca, au Maroc. Le prince marocain a effectué ce voyage accompagné de sa femme, Malika bin Abdel-Aali.

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Réagissant à cet incident, le prince Hicham Alaoui a déclaré : « Le traitement de la police était décent et respectueux, mais sans justification convaincante de l’interdiction ». Le prince avait l’intention de donner une conférence dans laquelle il parlerait des perspectives du Printemps arabe et du déclin de la contrerévolution, ainsi que du populisme de certains systèmes politiques apparus après le printemps arabe. Un thème qui serait gênant pour les autorités tunisiennes, d'autant plus que la Tunisie traverse une crise politique.


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