3 Algériens à la tête d'un réseau de faux papiers en France

Police - France - Algériens - Faux papiers

Trois Algériens soupçonnés d’être à la tête d’un réseau de faux papiers en France ont été mis en examen, mardi 30 janvier, par le tribunal de Bayonne. Les mis en cause font partie d’un réseau qui faisait obtenir à des migrants clandestins, de vraies cartes d'identité françaises grâce à de faux papiers. Ils sont poursuivis pour « aide au séjour en bande organisée, fourniture et obtention indue de faux documents ».

Selon France Bleu, l’affaire remonte au mois de mai 2023. Un Algérien de 25 ans se présente à la maire de Bayonne, une ville du Pays basque, avec des documents pour se faire délivrer une carte d'identité française. Mais les papiers en sa possession sont faux. Arrêté par la police, le jeune algérien sera jugé et condamné par le tribunal de Bayonne. C'est le début d'une vaste enquête menée par la Police aux frontières (PAF).

Les investigations pilotées par le parquet de Bayonne et l'Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (OLTIM) vont conduire les enquêteurs, pendant 9 mois, à travers plusieurs départements de France. Au total 75 cas de fraude aux documents sont découverts dans 20 départements, surtout dans l'est et l'ouest de la France. Des interpellations ont été réalisées, notamment à Limoges et Rennes.

Les 3 Algériens soupçonnés d'exiger de 1700 à 8000 euros pour des « faux papiers » français

Le mardi 23 janvier, trois Algériens ont été interpellés par les policiers à Marseille, Grenoble et Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Ils sont les trois chefs présumés du réseau de faux papiers. Après quatre jours de garde à vue, les trois Algériens ont été présentés le 26 janvier puis mis en examen, mardi 30 janvier, pour « faux documents en bande organisée ». Ils ont placés en détention préventive.

Les trois Algériens fournissaient de faux documents à des migrants sans-papiers afin qu'ils puissent se faire délivrer dans les mairies de France de vraies cartes d'identité. Les candidats devaient payer entre 1700  et 8000 euros pour obtenir des papiers français. Le réseau prenait aussi les rendez-vous dans les petites communes et fournissait au candidat les conseils utiles.

Les membres du réseau allaient jusqu’à téléguider les candidats aux « faux papiers » par l’intermédiaire d’oreillettes, lorsque ceux-ci se rendaient en mairie, afin de leur souffler les bonnes réponses aux questions posées par les fonctionnaires. La somme de 5200 euros en espèce a été saisie par la police ainsi que des kits de faux documents prêts à être utilisés. Des investigations sont toujours en cours sur des comptes en crypto-monnaie détenus par des organisateurs du trafic à l'étranger.

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