Taux de change, marché noir et allocation touristique : ce qui pourrait bientôt changer en Algérie

Le ministre des Finances, Laaziz Faid, s’est exprimé lors d’une séance à l'Assemblée populaire nationale, sur trois préoccupations du gouvernement : la réforme du taux de change du dinar, l'augmentation de l'allocation touristique et la lutte contre le marché noir des devises.

Face aux députés, le ministre algérien a indiqué qu'une réflexion était en cours pour réévaluer la gestion du taux de change du dinar. L’idée est de trouver le moyen d’ajuster la valeur de la monnaie nationale pour favoriser le développement économique. Le ministre a précisé que la détermination du taux de change s'appuie sur divers critères économiques, notamment la stabilité monétaire. « Une réflexion est en cours pour concevoir une nouvelle approche visant à améliorer le taux de change et la valeur du dinar, ce qui renforcera la cadence du développement économique », a-t-il affirmé.

La stratégie envisagée inclut l'utilisation d'un panier de devises étrangères pour stabiliser la monnaie nationale, une méthode couramment adoptée dans les contextes économiques internationaux. Cependant, Faid a souligné que la gestion du taux de change et la valeur du dinar étaient sous la responsabilité exclusive de la Banque d’Algérie. Cette institution se charge de l'élaboration des objectifs de la politique monétaire et est chargée de réguler le marché des changes. L'autonomie de la Banque d'Algérie lui permet d'adapter ses politiques économiques en fonction des réalités du marché international tout en assurant une stabilité financière à long terme.

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Nouveau montant de l'allocation touristique

Parallèlement à la réforme du taux de change, le ministre a évoqué la hausse de l'allocation touristique. Cette décision annoncée par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, vise à faciliter les voyages à l'étranger et à soutenir le secteur du tourisme. En augmentant le montant alloué à chaque citoyen, les autorités espèrent réduire la dépendance au marché noir des devises et offrir plus de flexibilité aux voyageurs.

Laaziz Faid a indiqué que la Banque d'Algérie était également responsable de déterminer le nouveau montant de cette allocation, conformément à la législation en vigueur. Le ministre a affirmé que cette augmentation « sera fixée par la Banque d’Algérie conformément à ses prérogatives déterminées par la loi monétaire et bancaire ». Il a souligné qu’une augmentation permettrait aux citoyens d'avoir accès à des fonds plus adaptés pour leurs voyages, réduisant ainsi leur dépendance au marché noir pour obtenir des devises.

Comment éradiquer le marché noir ?

Le ministre a également abordé le problème persistant du marché noir des devises, qui constitue un obstacle majeur à la régulation économique. Le gouvernement a réaffirmé sa détermination à lutter contre ce phénomène en renforçant la coopération entre les différentes administrations et en mettant en place des mesures de contrôle plus strictes. L'objectif est de rétablir la confiance dans le système financier et de protéger l'économie nationale contre les pratiques illégales.

Dans sa réponse à une question d’un député, le ministre des Finances a expliqué que l’élimination du marché noir des devises nécessite « la conjugaison des efforts de plusieurs administrations ministérielles et institutions (...) afin d’asseoir les règles du marché, la transparence et un contrôle strict des transactions commerciales et économiques ».

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