Le taux de change de l’euro sur le marché noir des devises reprend sa tendance haussière après une période de stagnation. La monnaie unique européenne a enregistré une nouvelle hausse alors que le dollar américain a battu un record historique.
Ces dernières semaines, le dinar algérien a connu une dépréciation face à l'euro et au dollar américain, après une hausse incroyable enregistrée, début octobre. Cependant, la tendance à la hausse des taux de change est de retour en début de cette semaine. L'euro, en particulier, voit son cours augmenter dans des lieux d'échange informels tels que le Square Port-Saïd à Alger, où il est particulièrement recherché. Les experts craignent un nouveau pic dans les prochains jours en raison de la rareté de la monnaie européenne.
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Ce lundi 11 novembre, l'euro s'échangeait sur le marché noir à 253 dinars à l'achat et 255 dinars à la vente. Ces taux peuvent légèrement varier selon les régions et la demande locale. Par exemple, dans certaines wilayas, des différences de 1 à 2 dinars peuvent être constatées. De son côté, le dollar américain a également atteint un niveau record avec un échange à 235 dinars à l'achat et 238 dinars à la vente.
Le contraste entre les taux du marché officiel et ceux du marché noir est frappant. Selon les cotations de la Banque d'Algérie, le taux est fixé à 133,77 dinars pour un dollar et 143,19 dinars pour un euro. Cette situation crée un écart qui se creuse de plus en plus, rendant le marché noir plus attractif pour les particuliers qui veulent échanger leurs devises.
Pourquoi le dinar ne cesse de se déprécier sur le marché noir ?
La question que se posent de nombreux observateurs : pourquoi le dinar perd-il de sa valeur sur le marché noir ? Plusieurs facteurs concourent à expliquer cette situation. Les pénuries de devises étrangères, les restrictions imposées sur les transferts d'argent à l'étranger, et une demande croissante pour les devises fortes, notamment pour les achats en ligne et les voyages, sont autant d'éléments qui alimentent cette tendance. La spéculation joue également un rôle non négligeable, les cambistes anticipant de nouvelles hausses et ajustant leurs prix en conséquence.
Cependant, la dépréciation de la monnaie nationale peut engendrer une spirale inflationniste, si les autorités monétaires ne parviennent pas à maîtriser la masse monétaire en circulation. Face à cette situation, les autorités algériennes sont confrontées à un dilemme. D'un côté, elles doivent préserver les réserves de change du pays, tout en satisfaisant la demande en devises étrangères. De l'autre, elles doivent éviter une dépréciation excessive du dinar, qui pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l'économie. C’est l’une des raisons qui expliquent d’ailleurs, pourquoi le marché noir existe encore en Algérie, alors qu’il est illégal à tout point de vue.
