L’Algérie va révolutionner son secteur du commerce en 2025

L’Algérie s’apprête à mettre en place une série de réformes majeures qui devraient transformer en profondeur son secteur du commerce en 2025. Ces mesures visent à renforcer la transparence, améliorer la régulation du marché et encourager les investissements, notamment étrangers. 

Lors d’une audition, jeudi 6 février, devant la Commission des affaires économiques de l’Assemblée populaire nationale (APN), le ministre du Commerce intérieur Tayeb Zitouni, a détaillé un plan ambitieux visant à moderniser le cadre législatif, restructurer les infrastructures commerciales et moraliser les pratiques économiques.

L’une des mesures centrales du projet repose sur une refonte du cadre législatif. Le gouvernement prévoit ainsi l’adoption d’une loi sur l’approvisionnement et la régulation du marché afin de protéger le pouvoir d’achat des citoyens et de stabiliser les prix des produits de première nécessité.

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Les réformes incluent également une modernisation des textes régissant le commerce électronique, les réseaux de distribution et les pratiques commerciales. Le renforcement des contrôles aux frontières fait partie du plan, notamment pour lutter contre l’entrée de produits contrefaits et garantir un niveau de qualité supérieur sur le marché algérien.

Dans le cadre de cette restructuration, un plan national d’urbanisme commercial sera mis en place pour optimiser l’implantation des centres de distribution et structurer les espaces commerciaux. Une des ambitions du gouvernement est aussi d’intégrer le commerce parallèle dans le circuit formel, réduisant ainsi l’économie informelle qui pèse sur les finances publiques.

Modernisation des marchés de gros et ouverture aux investissements

L’Algérie entend également restructurer ses marchés de gros pour garantir une meilleure distribution des produits. La Société de réalisation et de gestion des marchés de gros (MAGROS) bénéficiera d’un plan de modernisation afin d’améliorer son rôle dans l’approvisionnement du pays. L’objectif est d’assurer une meilleure régulation des prix et de garantir un approvisionnement stable en produits agricoles.

Dans ce cadre, le gouvernement prévoit de s’appuyer sur des investissements étrangers pour créer des centres de distribution modernes et réduire le rôle des intermédiaires illégaux. Des incitations fiscales et des avantages réglementaires seront également mis en place pour encourager le secteur privé à investir, notamment dans le développement des grandes surfaces commerciales conformes aux normes internationales.

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La Loi de finances 2025 viendra appuyer cette dynamique en proposant des exonérations de TVA sur certains produits de base (viandes, légumes secs, riz) et en réduisant la fiscalité pour les start-up, afin de stimuler l’innovation dans le domaine commercial.

Numérisation et contrôle renforcé

La transformation numérique constitue un pilier essentiel de cette réforme. Le ministère du Commerce prévoit ainsi la numérisation complète des procédures administratives pour accélérer les démarches, réduire la bureaucratie et lutter contre la corruption.

Le contrôle du commerce électronique sera également renforcé afin de limiter les pratiques monopolistiques et la spéculation sur les prix. Pour assurer une meilleure surveillance des produits commercialisés, le gouvernement prévoit la création d’une carte nationale des laboratoires d’analyse (GEOLAB), avec l’ajout de cinq nouveaux laboratoires spécialisés. Cette initiative vise à garantir la qualité et la conformité des produits disponibles sur le marché algérien.

D’autre part, le gouvernement veut encadrer strictement les marges bénéficiaires des produits alimentaires de grande consommation afin d’éviter des hausses de prix injustifiées et de préserver le pouvoir d’achat des citoyens.

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Une transition économique stratégique

L’ensemble de ces réformes marque une volonté forte du gouvernement algérien de moderniser son économie et de structurer le secteur du commerce pour le rendre plus compétitif. En alliant révision législative, modernisation des infrastructures et attractivité des investissements, l’Algérie ambitionne de faire de 2025 une année charnière pour son secteur commercial.

Cette transformation vise à instaurer une transparence accrue, rationaliser la distribution des biens et encourager l’entrepreneuriat. Si les réformes annoncées sont mises en œuvre avec efficacité, elles pourraient modifier durablement le paysage économique du pays et positionner l’Algérie comme un acteur commercial plus structuré et attractif sur la scène internationale.


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