Investissement en Algérie : 5 776 milliards injectés dans 12 843 projets

L’investissement en Algérie connaît une nette accélération, avec des montants déclarés et des volumes de projets qui confirment l’ancrage d’une dynamique nouvelle. À travers les dernières données de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), le pays démontre sa volonté de structurer ses flux économiques autour de pôles stratégiques, portés autant par des capitaux nationaux que par des investisseurs étrangers.

Entre novembre 2022 (date de lancement officiel de l’agence) et mars 2025, 12 843 projets d’investissement ont été recensés par les guichets de l’AAPI. L’ensemble de ces initiatives représente une valeur déclarée de 5 776 milliards de dinars algériens, avec un potentiel de création de 316 000 emplois directs. Ces résultats illustrent la relance progressive du climat d’affaires en Algérie.

Un investissement dominé par les acteurs économiques locaux

La grande majorité des projets déclarés, soit 12 608, sont le fait d’investisseurs nationaux. Ils totalisent à eux seuls 4 587 milliards de dinars, pour 288 000 postes projetés. Cette tendance montre que l’investissement en Algérie repose d’abord sur une mobilisation interne du tissu productif local, désormais plus structuré et soutenu par des dispositifs d’accompagnement.

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Sur les 12 843 projets enregistrés, 235 proviennent d’acteurs étrangers, représentant un montant global de 1 189 milliards de dinars. Ces projets visent la création de 20 000 emplois. Ils se répartissent entre 89 projets en investissement direct et 146 projets en partenariat avec des entités locales, soulignant un regain d’intérêt pour le marché algérien.

Les secteurs industriels en première ligne

Le secteur industriel concentre 37 % des projets, confirmant son rôle stratégique dans la transformation de l’économie nationale. Suivent le transport (22,2 %), le bâtiment et travaux publics (22 %), puis l’agriculture (7,2 %). Les services, le tourisme, la santé et les mines ferment la marche, chacun avec des parts plus modestes mais significatives dans une logique de diversification.

Les projets sont majoritairement concentrés dans le nord du pays (51,3 %), avec 6 595 initiatives. Les Hauts Plateaux regroupent 3 527 projets (27,5 %), tandis que le sud du pays en accueille 2 721 (21,2 %). Ces chiffres révèlent une volonté d’étendre les investissements au-delà des zones urbaines historiques, tout en soulignant des écarts d’attractivité selon les régions.

Les banques en première ligne

Parmi les projets déposés, 7 044 sont financés par crédit bancaire, soit 55 % du total. Les 5 799 restants sont entièrement autofinancés par les porteurs de projets. Cette configuration montre une certaine capacité d’investissement autonome, mais surtout un recours massif au système bancaire, qui joue ici un rôle de levier fondamental.

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Lancée en 2022, l’AAPI est l’un des piliers du nouveau cadre juridique de l’investissement en Algérie. Elle centralise les démarches administratives et oriente les investisseurs via un réseau de guichets uniques décentralisés, dont un spécifiquement dédié aux projets structurants et aux investisseurs étrangers.

L’investissement en Algérie entre dans une phase de structuration et d’ouverture. Les volumes annoncés et les secteurs ciblés traduisent une volonté de rééquilibrage économique et d’industrialisation progressive. Les chiffres actuels constituent une base solide pour renforcer l’attractivité du pays et orienter les capitaux vers des domaines à fort impact socio-économique.


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