Le 22 avril 2025, le tribunal de Dar El Beida, situé à Alger, a prononcé une condamnation à l’encontre de deux ressortissants marocains pour séjour irrégulier en Algérie. Les deux hommes ont été condamnés à un an de prison ferme, ainsi qu’à une amende de 200 000 DZD. Cette décision intervient dans un contexte où l'Algérie renforce son contrôle sur l’immigration illégale.
Selon les informations relayées par le site arabophone Ennahar, les deux accusés, identifiés sous les noms de S. Mustafa et M. Amro, ont été interpellés par les autorités algériennes alors qu'ils tentaient de quitter le pays depuis l’aéroport international Houari Boumediene d’Alger, avec pour destination le Maroc.
L’enquête a révélé que ces deux hommes résidaient en Algérie depuis plus de six mois, après l’expiration de leurs titres de séjour. Malgré leur situation irrégulière, ils avaient acheté des billets d’avion pour retourner dans leur pays d’origine, mais ont été arrêtés avant leur départ.
Lors du procès, le procureur a requis une peine de prison ferme pour les deux Marocains, soulignant que leur séjour sans permis de résidence sur le sol algérien constituait une violation des lois nationales. Cette condamnation fait partie d'une série de décisions visant à renforcer la régulation des étrangers présents en Algérie.
Une législation plus stricte sur l’immigration
Cette condamnation s'inscrit dans le cadre des politiques mises en place par l’Algérie pour lutter contre l'immigration irrégulière. Dans un passé récent, les étrangers en situation irrégulière étaient généralement sanctionnés par des amendes et des expulsions. Cependant, le durcissement des mesures a conduit à l'application de peines de prison pour ceux qui ne respectent pas les conditions légales de séjour.
Cette décision prend place dans un contexte où les autorités algériennes cherchent à intensifier les contrôles aux frontières et à appliquer des sanctions sévères pour les étrangers en situation irrégulière. Le pays applique de plus en plus de sanctions pénales pour dissuader l’entrée illégale et encourager le respect des démarches administratives.
