Les ports algériens ont connu une dynamique importante au cours du premier trimestre 2025, avec une performance remarquable en termes de volume de marchandises traitées. Cette progression s'inscrit dans le cadre des réformes et des efforts de modernisation entrepris par le gouvernement pour renforcer les capacités portuaires et améliorer la compétitivité du secteur.
Entre janvier et mars 2025, les ports algériens ont traité plus de 31 millions de tonnes de marchandises, selon les chiffres communiqués par Mohamed-Karim Eddine Harkati, PDG du groupe des services portuaires (Serport), lors de son passage à la Radio Algérienne ce mardi 22 avril. Ce volume inclut le traitement de 483 983 conteneurs sur l’ensemble du réseau portuaire national. Par rapport à la même période de l’année 2024, cette performance représente une hausse de 12 %, confirmant la tendance haussière observée ces dernières années.
Cette progression est le fruit d’un effort de modernisation engagé dans plusieurs ports, avec notamment une « meilleure gestion logistique, l’introduction de systèmes numériques de suivi et la généralisation du travail en continu dans certaines installations » explique le PDG de Serport. Des ports majeurs comme Alger, Bejaïa, Oran ou encore Skikda ont connu une activité particulièrement intense sur cette période, ajoute-t-il.
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Des résultats portés par la diversification des échanges
L'augmentation du volume de marchandises traitées s'inscrit également dans le cadre d'une diversification accrue des flux commerciaux. En 2024, l’Algérie avait enregistré un total de 130 millions de tonnes de biens échangés via ses ports, soit une augmentation de 3 % par rapport à l’année 2023. Cette évolution est en partie attribuée à la croissance des exportations hors hydrocarbures, qui ont atteint 18 millions de tonnes.
Les échanges commerciaux non liés au secteur énergétique ont progressé de 8 %, représentant 65 millions de tonnes de biens traités sur l’ensemble de l’année 2024. Cette diversification des exportations contribue à renforcer la résilience du commerce extérieur et à élargir les débouchés pour les produits algériens, notamment dans les secteurs agricoles, manufacturiers et miniers.
Un plan d’investissement pour soutenir la performance
Pour maintenir cette dynamique, le Groupe Serport a lancé un plan d’investissement de 29 milliards de dinars pour l’année 2025. Ce programme prévoit l’acquisition d’équipements de nouvelle génération, dont des grues, des dispositifs de contrôle et de détection, ainsi que des plateformes logistiques destinées à réduire le temps de stationnement des navires et à améliorer la fluidité des opérations de traitement.
Le plan inclut également la création de nouvelles infrastructures pour la maintenance des navires algériens, afin de limiter la dépendance aux services étrangers. Des projets de formation continue des personnels portuaires sont également intégrés à cette démarche globale d'amélioration, selon le PDG du groupe Serport.
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