Hyundai Algérie : l'usine bientôt lancée

Le projet de construction de l’usine de fabrication de véhicules Hyundai en Algérie franchit une étape déterminante. Après des mois de négociations, l'agrément nécessaire à la mise en place de cette unité industrielle a été accordé à la joint-venture omano-coréenne.

L'investissement, estimé à 400 millions de dollars, marque un tournant dans l'industrie automobile du pays et pourrait renforcer la production locale tout en répondant à la demande croissante de véhicules dans le pays. En cas de concrétisation avec les Coréens, ce sera une énième usine automobile après celles des Italiens et des Chinois qui ont choisi l'Algérie comme lieu pour leurs projets.

Un partenariat stratégique pour l’Algérie

Le groupe Saud Bahwan, acteur clé dans le secteur pétrochimique, et Hyundai Motor Company (HMC) se sont associés pour lancer ce projet. Cette collaboration fait partie d’une stratégie de diversification industrielle de l’Algérie, visant à stimuler la production locale et à réduire la dépendance aux importations. Le ministre de l'Industrie, Sifi Ghrieb, a récemment confirmé l’avancée de ce projet, soulignant son importance pour l'économie nationale et la création d'emplois.

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Les discussions entre les responsables de Hyundai et ceux du groupe omanais ont été marquées par une série de réunions avec les autorités algériennes, notamment la ministre de l’Industrie et les services de l’AAPI (Agence algérienne de promotion de l'investissement). Ces échanges ont permis de définir une feuille de route pour la mise en place de l’usine, qui devrait commencer la production d’ici 2026.

Des modèles adaptés au marché algérien

Le projet prévoit la fabrication de plusieurs modèles Hyundai destinés principalement à la population algérienne. Parmi les premiers véhicules produits, on retrouvera des modèles low-cost, répondant aux besoins d’un marché en quête de solutions accessibles. Il est prévu que l’usine produise trois modèles de véhicules de tourisme, deux véhicules utilitaires et potentiellement des véhicules électriques, en ligne avec les tendances mondiales de transition énergétique.

La production devrait débuter avec un SUV abordable et un utilitaire. À partir de 2027, la production inclura une berline low-cost et un autre utilitaire, avant d’élargir la gamme en 2028 avec l’introduction d’une petite citadine. Ces véhicules seront destinés non seulement au marché local, mais aussi à une éventuelle exportation dans la région.

Un projet ambitieux pour l'industrie automobile

Ce projet d’usine Hyundai représente un investissement significatif pour l’Algérie. Il pourrait marquer le retour en force de l’industrie automobile locale après la fermeture de l'ancienne usine d'assemblage à Tiaret en 2020. Ce précédent échec, lié à des problèmes politiques et de corruption, n’a pas empêché Hyundai de relancer son projet industriel en Algérie, une démarche soutenue par les autorités nationales.

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La réussite de ce projet pourrait permettre de renforcer la capacité de production nationale, réduire le chômage et dynamiser le secteur de l’automobile, déjà en pleine expansion. L’arrivée de Hyundai sur le marché algérien est un signe fort de la volonté du pays de devenir un acteur majeur dans la production automobile en Afrique du Nord.


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