Usine Hyundai en Algérie : c’est désormais officiel

Le ministère de l’Industrie a accordé l’agrément initial à la société SARL Hyundai Motors Manufacturing Algeria pour le lancement d’une unité de fabrication de véhicules en Algérie. Cette décision marque une avancée dans la relance du secteur automobile national et s’inscrit dans le cadre d’un partenariat stratégique entre l’Algérie et le Sultanat d’Oman.

Le ministre de l’Industrie, Sifi Ghrib, a reçu à Alger une délégation omanaise représentant Hyundai. Au cours de cette réunion, les deux parties ont examiné les modalités concrètes de démarrage du projet. Le constructeur sud-coréen a obtenu l’agrément dans le cadre du décret exécutif n° 22-384, qui fixe les conditions d’exercice de l’activité de construction automobile en Algérie. Ce texte réglementaire impose notamment des seuils d’intégration locale, des obligations de transfert de technologie et une traçabilité rigoureuse des chaînes d’approvisionnement.

« En application des orientations du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à concrétiser sur le terrain les accords conclus avec Sa Majesté le Sultan du Sultanat d’Oman lors de sa dernière visite en Algérie, notamment dans le secteur de l’industrie, le ministre de l’Industrie, M. Sifi Ghrib, a reçu une délégation de haut niveau représentant la société SARL Hyundai Motors Manufacturing Algeria », indique un communiqué du ministère de l’Industrie publié ce lundi 19 mai.

Économie GPL : Sonatrach augmente ses prix de vente jusqu’à 40 % en novembre

Un projet structurant soutenu par l'État

Ce projet est la traduction opérationnelle des engagements bilatéraux pris lors de la visite officielle du Sultan d’Oman en Algérie. Il s’aligne sur les orientations du président Abdelmadjid Tebboune, qui mise sur la réindustrialisation pour réduire la dépendance aux importations et diversifier les sources de croissance. Le choix d’un partenaire comme Hyundai répond à une logique de fiabilité industrielle, de capacité technologique et de solidité financière.

Présente depuis plusieurs années sur le marché algérien via des importateurs agréés, la marque Hyundai franchit désormais un cap stratégique. Le passage à la fabrication locale permettra de réduire les coûts logistiques, d’accroître la disponibilité des modèles et de répondre aux nouvelles exigences réglementaires du marché. L’usine annoncée aura pour vocation de produire des véhicules particuliers, avec des perspectives d’élargissement vers les utilitaires et les véhicules industriels légers.

« La marque Hyundai a obtenu l’agrément préliminaire pour la fabrication de véhicules en Algérie », conformément au décret exécutif n° 22-384 qui définit les conditions d’exercice de cette activité. Le ministère de l'industrie souligne qu’il s’agit « d’une étape clé vers le lancement effectif du projet ».

Cahier des charges et perspectives industrielles

L’obtention de l’agrément constitue une première étape. Hyundai devra désormais finaliser le choix du site, lancer les travaux d’infrastructure, installer les équipements de production et recruter une main-d'œuvre qualifiée. Le ministère de l’Industrie exigera le respect d’un taux d’intégration locale croissant, notamment par le développement d’un réseau de fournisseurs nationaux. Des partenariats avec des centres de formation technique sont également prévus pour assurer la montée en compétences des équipes locales.

Économie Gaz algérien : ces pays européens réclament davantage de livraisons

Le démarrage de l’activité industrielle devrait générer plusieurs centaines d’emplois directs, avec un impact indirect sur la sous-traitance, la logistique et les services associés. À moyen terme, l’usine Hyundai pourrait devenir un pôle régional de production, avec des capacités d’exportation vers les marchés voisins. Le projet s’inscrit ainsi dans la stratégie de relocalisation industrielle impulsée par le gouvernement, visant à faire de l’Algérie une plateforme de production compétitive à l’échelle africaine.


Vous aimez cet article ? Partagez !