Flotte maritime algérienne : deux navires remis en service

Deux navires marchands de la flotte maritime algérienne, le Sedrata et le Saoura, viennent de reprendre leurs activités après plusieurs années d'immobilisation à l'étranger. Cette relance, pilotée par le ministère des Transports, s’inscrit dans un plan global de réhabilitation et de renforcement de la flotte logistique nationale.

Le Sedrata, navire de transport de marchandises, était immobilisé depuis trois ans au port d’Anvers, en Belgique. Le blocage était lié à des problèmes administratifs et à l'absence de certifications techniques à jour. Le 23 mai, le navire a passé une évaluation menée par Lloyd’s Register, l’un des principaux organismes de classification maritime à l’échelle internationale. Un certificat de conformité lui a été délivré dans la journée.

Le 24 mai, l’autorité portuaire d’Anvers a procédé à une inspection complète, incluant le contrôle des équipements de navigation, des dispositifs de sécurité et de la structure générale du bâtiment. Les conditions de navigabilité étant jugées satisfaisantes, le Sedrata a été autorisé à appareiller. Il a mis le cap sur Alger, avec une cargaison à son bord, reprenant immédiatement ses fonctions logistiques.

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Le Saoura remis en état au port de Mersin, en Turquie

Le Saoura, également navire de fret appartenant à la flotte nationale, a été transféré au port de Mersin, en Turquie, pour une opération de maintenance complète. Il présentait plusieurs défaillances mécaniques majeures ayant affecté sa capacité opérationnelle. La réparation a été assurée sous la supervision de bureaux de contrôle agréés, conformément aux standards de sécurité maritime internationaux.

Une fois les travaux achevés et les certifications délivrées, le navire a repris la mer en direction de l’Algérie. Cette réhabilitation technique permet au Saoura de réintégrer le programme logistique de la flotte et d’assurer à nouveau le transport de marchandises sur les lignes commerciales principales.

Opération de récupération des navires algériens

La remise en service du Sedrata et du Saoura est le résultat d’un plan d’action initié par le ministre des Transports, Saïd Sayoud, visant à remettre en exploitation les navires algériens bloqués à l’étranger. Le ministère a organisé une série de réunions de coordination avec les armateurs, les organismes de classification et les autorités portuaires concernées afin d’accélérer les procédures de régularisation.

Selon les données officielles, cinq autres navires appartenant à la flotte algérienne restent encore immobilisés à l’étranger. Parmi eux, trois sont actuellement utilisés par un armateur privé dans le cadre d’un contrat de mise à disposition, tout en conservant l’Algérie comme propriétaire légal.

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Vers un renforcement de la flotte algérien

Au-delà des opérations de récupération, les autorités misent sur l’expansion de la flotte maritime nationale par l’acquisition de nouveaux navires. Le groupe public Gatma, spécialisé dans le transport maritime, a lancé un programme d’investissement destiné à moderniser les capacités de transport. Par ailleurs, la récente entrée en activité de la société Madar Maritime Company, deuxième compagnie publique dans le secteur, constitue un levier supplémentaire pour diversifier l’offre et augmenter les capacités opérationnelles de l’Algérie.

L’objectif affiché par le ministère est clair : rendre la flotte algérienne plus autonome, compétitive et disponible, en particulier pour soutenir les exportations dans un contexte de reprise économique. Ces retours en service contribuent à réduire la dépendance aux navires affrétés à l’étranger, souvent coûteux et moins fiables. Ils renforcent également la souveraineté logistique de l’Algérie sur les routes commerciales stratégiques.

 


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