Taux de change : L’euro recule face au dinar algérien

L’euro poursuit sa dépréciation face au dinar algérien sur le marché noir, une tendance qui s’est accentuée depuis la fin du mois de mai 2025. Alors que le dollar reste stable, la dynamique sur le marché parallèle illustre les tensions persistantes dans la gestion des devises en Algérie. 

Sur la place principale du change parallèle à Alger, au square Port-Saïd, l’euro s’échange ce lundi 2 juin à 258 dinars, contre environ 259 dinars la veille. Cette baisse modérée intervient après plusieurs semaines de hausse qui ont conduit la monnaie européenne à approcher son record historique de 262 dinars atteint en décembre 2024. Le dollar, pour sa part, reste stable autour de 232 dinars, témoignant d’une moindre volatilité sur cette devise.

Sur le marché officiel, les cours publiés par la Banque d’Algérie ce 2 juin affichent un euro à 149,89 dinars, en légère progression par rapport à la veille. Le dollar est coté à 131,65 dinars, en baisse marginale. Le différentiel important entre les cotations officielles et celles du marché parallèle reflète les contraintes existantes sur le marché réglementé des changes. Cette disparité traduit une demande non satisfaite via les canaux officiels, qui pousse les acteurs à se tourner vers le marché informel.

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Mesures qui impactent le marché des devises

Les autorités algériennes ont mis en place plusieurs mesures visant à limiter le recours au marché parallèle. Parmi celles-ci, un plafond annuel de 7 500 euros est imposé pour l’exportation de devises, tandis que l’allocation touristique a été portée à 750 euros. Néanmoins, cette allocation revalorisée n’est pas encore appliquée, et les bureaux de change implantés dans les ports et aéroports ne sont pas encore opérationnels. Cette situation contraint les voyageurs à s’approvisionner principalement sur le marché noir, alimentant ainsi une forte demande en devises.

Cependant, la baisse de l’euro face au dinar algérien sur le marché noir, malgré une demande soutenue, peut être liée à une intervention renforcée des autorités et à un resserrement des contrôles sur les flux de devises. Ces mesures visent probablement à réduire la liquidité disponible sur le marché parallèle, ce qui exerce une pression à la baisse sur les cours.

 


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